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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 09:21

         La triste constatation dont j’ai parlé hier, à savoir que nous étions gentiment roulés dans la farine avec le moindre, le plus innocent des produits de l’agro-alimentaire que nous consommions, m’amène à ruminer assez sinistrement aujourd’hui. Hé quoi ! Serions-nous donc inexorablement destinés à être trompés menés floués du simple fait que nous soyons obligés pour survivre d’avoir recours à des intermédiaires ? Je pense au temps où on allait chercher son lait à la chaudrette chez l’épicière qui l’avait directement acheté à la ferme, où la laitue avait la même provenance et le même peu de chemin à faire pour trouver nos assiettes, où les œufs ramassés au nid   avaient encore parfois une plume collée à la coquille, voire un peu de crotte, attestant qu’ils ne sortaient pas d’une batterie… Certes alors le profit de l’épicière était menu, mais si je me rappelle bien il lui suffisait pour vivre heureuse, et les produits de la ferme étaient sains et frais. Je me révulse à l’idée que les tomates puissent de nos jours pousser sans contact avec la terre, que les poules laissées à la lumière électrique 24h/24 et 7j/7 et gorgées de substances chimiques ou de nourritures innommables en arrivent, les malheureuses, à pondre deux œufs par jour…Le « Cultivons notre jardin » de Candide n’est certes plus de saison à l’époque de l’informatique à outrance et des excursions dans le cosmos, mais faut-il pour autant que nous soyons condamnés à laisser notre santé dans les combines et profits effrénés des systèmes monstrueux qui nous ravitaillent ?

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