Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:27

Tout le mode connaît le schéma de base de notre respiration : inspiration, expiration  - c’est selon ce rythme qu’on avance dans la vie. La situation planétaire nous inciterait volontiers à penser qu’elle relève du même fonctionnement. A chaque montée de la pression, que ce soit pour une revendication sociale par les manifestations dans la rue ou par les grèves, ou pour une situation internationale explosive au bord du cataclysme (ou encore une paralysie totale des services fonctionnaires américains liée à leur crise interne, mais qui risque de déteindre sur le monde entier comme l’a fait le krach de 29), tout le monde s’inquiète, s’affole, s’angoisse en imaginant le proche avenir susceptible d’effondrement brutal. Et puis, après quelques jours ou quelques semaines où l’on se ravage, voilà que se profile la deuxième phase du mécanisme : les choses s’arrangent ou feignent de s’arranger in extremis, on soupire, on se détend, on se calme. Il ne faut pas longtemps pour qu’on oublie, un peu puis beaucoup, les alarmes vécues – et du même coup ceux qui se sont trouvés directement concernés par ces turbulences souvent meurtrières, populations victimes de la guerre ou des violences tribales ou nationalistes, pays en effervescence, nations arrivant au stade du nucléaire, états totalitaires continuant l’occupation illégale en défi criminel à la face du monde… C’est vrai que tout ça continue d’exister, en se renforçant même après le dernier éclat, mais l’essentiel n’est-il pas que nous,  par ici, nous puissions remplir nos caddies dans les grandes surfaces et penser efficacement aux prochaines vacances ?  

Partager cet article
Repost0

commentaires