Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:15

                   On se demande quel mauvais sort a toujours accompagné le devenir – ou tout simplement l’existence – des pays d’Afrique. Ils ont d’abord servi de territoires d’explorations pour les « grands colonisateurs » qui y ont installé des annexes de la métropole : l’exploitation y a toujours été de règle, mais en échange de certains avantage d’hygiène, de développement, d’élévation du niveau de vie, on pouvait accepter (plus ou moins) que les colons s’enrichissent,  même si les proportions outrancières de cet enrichissement trahissaient l’avantage des nations colonisatrices. Puis il y eut l’affranchissement de ces liens : les nations africaines s’éveillaient à l’indépendance, et comme personne ne les y avait préparées des tutelles amicales se sont manifestées – vous pensez bien qu’on n’allait pas laisser se refroidir des relations si juteuses ! Et puis, avec l’affolement des entrepreneurs devant la pénurie des matières premières, on a fait tant de recherches  sur terre et dans les mers côtières qu’on a découvert (les anciens colonisateurs, pas les maîtres des territoires) qu’il y avait des richesses quasi inépuisables, or cuivre pétrole fer diamants uranium… un pactole, quoi ! Pour qui ? Certes pour les dirigeants de ces pays nouvellement émergés du chaos – charité bien ordonnée… Mais aussi pour les anciens dominateurs, cachés derrière des multinationales tueuses : la preuve, dès que les guerres intestines ravagent les nations jusqu’à épuisement, on y envoie des troupes pour garder un pied dans le pays . En théorie c’est pour assurer l’ordre, en réalité c’est pour surveiller l’exploitation des richesses minières et empêcher que les autres ne viennent y fourrer le nez. Pauvres pays trop riches condamnés à la misère…

Partager cet article
Repost0

commentaires

S
Eh oui, la dernière illustration de ce néocolonialisme assassin est l'intervention de la France au Mali. Reprenons l'affaire : Khadafi en Libye est déclaré, au gré des intérêts bien entendus des puissances impérialistes, un tyran insupportable et sanguniare (ce qu'il était de puis longtemps) ; l'on bombarde et tue, Khadafi meurt ; les milices prolifèrent en Libye, les armes se déversent dans le sahel, le Mali entre en ébullition ; sous prétexte de lutte antiterroriste, "la France" intervient : les peuples d'Afrique n'ont le droit que de recevoir des bombes sur le nez et des troupes d'occupation qui viennent les sauver des méchants islamistes (autrefois des alliés en Afghanistan contre l'URSS, et toujours admirés quand il s'agit de pays aussi démocratiques que les Émirats Arabes Unis ou L'Arabie Saoudite). Pauvreté des prétextes, pérennité des effets : l'éclatement des pays d'Afrique en zones d'exploitation livrées à des multinationales à dominante française, ou belge, ou étasunienne, ou allemande.
Répondre