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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 09:07

 

 

De bon matin, annonce le titre du film. On vous le résume vite : Paul, le meilleur cadre commercial de sa banque, se prépare minutieusement, se rend au travail, tire sur le directeur et sur le réorganisateur qui cause les licenciements sous allure de restructuration, puis se suicide. C’est tout. C’est suffisant pour qu’on puisse, à travers les souvenirs qu’il évoque à ses derniers instants, reconstituer l’atmosphère vénéneuse d’une banque où les têtes tombent sous de faux prétextes et où le meilleur employé, qui aurait dû passer directeur, est spécialement visé car il devine les magouilles et transactions souterraines qui enrichissent le directeur et mettent la banque en danger. Rien que des airs connus, avec comme stratégie essentielle un harcèlement par l’injustice des décisions : en réduisant abusivement ses tâches, on réduit l’emprise du cadre, on le met en face de résultats insuffisants, ce qui permet de le préparer au pire. Malgré la satisfaction ressentie (je parle pour moi) à l’exécution du banquier et de son âme damnée, ou reste sur sa faim.  On a, bien sûr, une petite idée du harcèlement des cadres intègres à la vue perçante s’ils refusent de « coopérer » avec les entreprises d’envergure, dont le seul but est d’enrichir le banquier et non de gérer convenablement les dépôts des clients. Mais la crise interne est trop limitée à l’unité bancaire, alors que le schéma de fonctionnement véreux devrait, comme dans tant d’autres cas, déborder sur la population amenée à casquer « en grand » et ainsi généraliser une crise mondiale autrement plus irréparable : c’est que le problème de l’activité bancaire, c’est encore bien autre chose que  les relations hiérarchiques meurtrières …

 

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