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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:20

         Je crois me souvenir que nous avions discuté (discuté ? je ne me rappelle pas avoir entendu vos voix, mes belins-belines, vous étiez peut-être encore trop timides) de la reprise, au cinéma, non seulement de thèmes déjà traités par d’autres réalisateurs, mais bien, tout simplement, d’un remake plus ou moins respectueux qui désirait apporter sa marque à la production. Lorsque l’intention est servilement paralysée par l’admiration du chef d’œuvre – ainsi en est-il de la reprise de Psycho, l’assassinat sous la douche devant lequel presque tout le monde reste bouche bée (presque tout le monde : mais moi je ne compte pas), qui suit pas à pas le déroulement, en temps et en image, du produit hitchcockien - je n’arrive pas à comprendre ce qu’on attend de ce doublon comme effet sur le public. Déjà le remake de King Kong, celui des Trente Neuf Marches, prouvaient que l’entreprise était vouée à l’échec (et pourtant le cadre naturel de Killin donné au nouveau film, charmant village d’Ecosse où j’ai passé des vacances délicieuses, m’incitait à la bienveillance). Faut-il vraiment avoir le génie des frères Coen pour traiter le même sujet en changeant totalement la donne ? On a rediffusé il y a peu Cent dollars pour un shérif, cela a permis de voir la différence avec leur True Grit, et le renouvellement du personnage (entre autres chamboulements inspirés) de John Wayne, un peu trop semblable à lui-même malgré le bandeau sur l’œil, par un Jeff Bridges barbu et sale en éthylisme permanent, justifiait à lui seul d’avoir  recommencé l’aventure. Il faut avoir plus que du talent pour oser reprendre des succès et en refaire une nouvelle mouture…

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