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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 10:02

         J’ai essayé, je vous jure que j’ai essayé. J’avais remballé au fond de ma poche, avec mon mouchoir par-dessus, mon vieux principe réducteur qui m’a toujours fait fuir les films où se ruent les foules pour une appréciation au calme, deux ans plus tard, laquelle en général justifie mes préventions. Vous me direz que je déclare inusables des titres comme La Grande Vadrouille, Les Tontons flingueurs, Pouic Pouic, Drôle de Drame…et c’est vrai, ils me font toujours rire en même temps que j’admire l’ingéniosité de leur structure, de leur idée de base, de leur rythme trépidant. Alors, me direz-vous ? Pourquoi pas celui-là ? Mes belins-belines, je vous adjure de me croire : j’ai essayé. Scénaristes, metteur en scène, dialoguistes (les  références essentielles pour juger de la valeur d’un film) étaient plutôt tentants, ils avaient fait leurs preuves auparavant – pourquoi ne pas me laisser séduire par la notation selon laquelle, même si on l’a vue et revue, on se tord toujours de rire devant cette remouture de Ruy Blas ?. Eh bien pas moi, mes agneaux ! Je n’ai pas tenu un quart d’heure et malgré ma boîte de marrons glacés pour me tenir compagnie j’aurais voulu  me colleter avec mon poste et le passer par la fenêtre. Les grimaces du vieux clown rageur sous ses pompon verts (quelle idée imbécile !), les roulements d’yeux stupides qui se croyaient pleins de finesse de son valet, les gags lamentables dont on m’avait annoncé une profusion créant un rire inextinguible… Mes petits pigeons, qu’on ne me reparle jamais plus de La Folie des Grandeurs . Une des plus insoutenables prétentions à l’œuvre comique que je connaisse (même si pour les trois quarts de l’oeuvre ce n’est que par ouï-dire : je n’en pouvais plus)….  

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commentaires

G
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R
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D
Eh bien moi, même Les Tontons flingueurs me tombent des yeux ! Je trouve que ce film vaut davantage par ses citations, extraits, répliques devenues cultes répétées entre amateurs que l'ensemble de l'œuvre elle-même.
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D
Bien d'accord pour l'Indienne maquillée à la truelle : je l'ai exécutée ily a peu, en soulignant que King Vidor, Josef von Sternberg et Selznick (bien sûr! avec cette malheureuse Jennifer Jones qui le fait pâmer) se sont succédé pour accoucher de ce super navet - Duel au Soleil, horribile visu! Pour le Gérard Oury, je m'étais abstenue depuis 1971... j'ai eu bien tort de vouloir meubler par le rire un rechargement de batteries!
A
Mais oui chère madame ! Votre colère est juste naturelle et intelligente, "La folie des grandeurs" est d'une totale, complète et profonde nullité, cela depuis sa naissance en 1971. Par contre je m'étonne que vous le découvriez puisque c'est aussi vrai qu'une boule de pétanque est lourde et qu'il faut ouvrir une huître pour pouvoir la manger. … Moi, voyez-vous, j'ai aussi parfois le sursaut cinéphile grognon, et je suis lent en digestion, car je n'ai toujours pas avalé l'autre ample navet de western sur Arte qui aurait dû rester caché de honte dans sa boîte. Vous savez, avec l'Indienne maquillée orange foncée à la truelle… (il ne mérite pas que j'aille rechercher son nom).
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