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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:42

         Tout juste  bon pour un vendredi soir, si l’on ne veut pas se punir par le polar traditionnel qui choit piteusement de semaine en semaine, il y avait hier ce premier film de Mel Brooks avec Gene Wilder – deux promesses de qualité qui valent mieux que les évaluations étoilées des magazines de télé. Le thème de ces « Producteurs » était alléchant : puisque les succès à Broadway ne rapportent rien à leurs réalisateurs, pourquoi ne pas viser le succès nul, le flop absolu qui condamne les représentations dès la première et permet cependant aux producteurs d’empocher les montants des subventions versées pour l’ensemble de la saison sans avoir à payer les acteurs, la salle etc. plus d’une fois ? Il fallait le faire – donc, choix  d’un livret minable, intitulé Printemps pour Hitler, choix d’un metteur en scène minable… tout devrait baigner. Or, après un moment d’ahurissement, le public des grands soirs en smoking et robes longues trouve hilarante cette réapparition de Hitler avec ses mignons (Goebbels, Himmler etc) qui joue de la guitare électrique et chante des romances. Impossible de torpiller pareil succès : on n’a jamais vu un spectacle aussi désopîlant à Broadway, tel est le jugement d’une spectatrice, applaudie par tous les présents. L’idée d’ Hell’z a popping, le torpillage d’une revue pour Broadway où tout devrait foirer et dont le producteur découvre l’originalité et suppute un énorme succès, a été reprise ici à sa manière, et on a souvent l’occasion de rire ou au moins de sourire. Mais que dire de l’idée de base, qui montre la séduction du public par les souvenirs du Führer, alors qu’un couple seulement quitte la salle pour protester contre la remise au goût du jour de ce sinistre pantin ?

 

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commentaires

A
Et voilà Tata telerama qui met 2 T à Sergio Leone et un seul à John Struges pour "Le dernier train de GunHill"; … Au secours !
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D
J'adore "Le dernier train de Gunhill" - un seul T, cela relève d'un jugement minable, qui précisément n'a rien vu de "la dimension tragique". Mais j'adore aussi Sergio Leone, même s'il est souvent de bon ton de le renvoyer à ses spaghetti ... Passez-moi cette faiblesse!

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