Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:26

         Je n’ai jamais pu voir Le Mépris en entier. Cinq tentatives, dont la première au moins pleine de bonne volonté, ne m’ont pas permis d’aller bien loin, tant les personnages me semblaient ridicules et le dialogue minable, pour ne rien dire des mines boudeuses des minaudières et des allures empruntées des prétendus mâles. Hier soir, j’ai pris Les Bonnes Femmes bien en avance, heureuse de penser que j’allais enfin voir en prime et sans dommage la fin du Mépris puisqu’il était programmé juste avant. J’ai donc pu découvrir des éléments inconnus, par exemple, donnant sur un panorama marin merveilleux, une terrasse  insolite qu’on atteignait par d’immenses et interminables escaliers. J’ai aussi découvert un Jack Palance tout jeunot, infiniment plus séduisant que notre pauvre Piccoli dans son petit complet rikiki sous son chapeau mou trop petit : comme cela ne me mobilisait pas trop, je pouvais en même temps surveiller mes nouilles à la cuisine, j’avais donc l’impression de ne pas perdre mon temps en voyant plusieurs spectacles, car je crois qu’un peu avant la fin du film de Godard ça s’anime un peu, on répète dans un théâtre, il y a une femme qui chante et que personne n’écoute, des gens qui dansent et qui circulent, ils sont tristes à mourir, j’ai même pu manger mes nouilles sans me sentir privée de cinéma, même que j’ai pu attaquer Les Bonnes Femmes fraîche comme une rose. Autre style, là, même sous l’unique étiquette de Nouvelle Vague : gentillet, poussiéreux, mais au moins avec un enregistrement des voix suffisamment soigné et des comédiennes qui ont chacune son charme et sa personnalité. C’était donc bien pire, avant, puisqu’il s’agissait impérieusement de tout renouveler ?

Partager cet article
Repost0

commentaires