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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 11:21

         En complément de mes considérations sur la dégradation de l’image du policier, ou du moins relevant de la même lancée, je constate que chez les Américains le FBI ou la CIA sont en perte de vitesse. Pire, même : des films de plus en plus nombreux s’arrangent pour dénoncer leurs menées secrètes, les cloisonnements entre services ou groupuscules qui peuvent causer d’énormes et meurtrières méprises auxquelles personne ne comprend rien, pas même les têtes pensantes du sommet  de la hiérarchie. Pensez aux Trois Jours du Condor pour évoquer cette fusillade aveugle de tout le personnel d’un service, puis cette chasse à l’homme qui, bien qu’initié, se débat seul sans pouvoir joindre le moindre appui, et dont l’initiative vengeresse de dénonciation publique aux journaux sera annihilée parce que la CIA a aussi des antennes dans la presse…De même manière j’ai apprécié hier cette vision pessimiste de la réalité dans Arlington Road, où l’homme qui peu à peu se doute de l’activité terroriste de ses voisins, famille unie en apparence mais préparant des destructions pharaoniques, ne réussit à convaincre personne, pas même son ami qui fait partie du FBI (et dont l’attitude d’ailleurs, plutôt glauque, paraît utiliser les déductions de l’autre comme renseignements à transmettre). Si bien que non seulement la destruction programmée d’un bâtiment symbolique de l’Etat se produit, mais l’homme y périt – et passera pour un dément ébranlé par la mort de sa femme au point de vouloir faire sauter le monde entier. Le constat d’une injustice aussi criante donne  de la valeur à ce film sans grand relief : le message se veut, désespérément, un cri d’alarme. C’est en tout cas comme tel qu’il est ressenti par le spectateur.

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