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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 08:41

Mea Culpa : et dès le dernier titre !  MOPI, c’est MOI… Mille pardons !

 

 

         Je ne regarde  jamais les émissions sportives, mes belins-belines, qui m’apparaissent comme le plus monstrueux gâchis de forces, de temps, d’activité cérébrale (si peu, pourtant…), de dépenses physiques et de dépenses tout court, de poids écrasant les contribuables pour rien – mais il faut dire que pour moi si PANEM est bien le don essentiel qu’il faudrait assurer à tout être vivant, CIRCENSES est au contraire à rayer de la liste des fournitures de base. Adoncques le foot et sa frénésie envahissante n’ont pas obtenu de moi l’aumône d’un coup d’oeil. Mais mes oreilles frémissent cependant, sans avoir à guetter, dès que l’un ou l’autre (pas un qui rachète le confrère) se met à commenter ou simplement exprimer ses vœux, lesquels trahissent son attachement à l’épanouissement de l’orgueil national sous les regards planétaires. Laissez-les, vous mes agneaux que je voudrais protéger de tout mal, laissez-les confondre espérer et souhaiter : ils espèrent que les Bleus soient vainqueurs (non : seront) et que leur ardeur soit récompensée (non : sera). Mais cet amour indû  d’un subjonctif excessif est compensé, malheureusement pour le niveau de style de ces pauvres garçons cramponnés à leurs micros avec des larmes déjà toutes prêtes (joie ou chagrin, peu importe : elles sont prêtes), par une désaffection du subjonctif là où il le faudrait. « Il est le premier qui réussisse…   le seul qui soit capable… » : ayez ces bons réflexes, mes agneaux, et laissez- les dire « Il est le premier qui réussit… le seul qui est capable… » puisqu’ils ont appris le français en gardant les moutons.

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