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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 10:28

         Au moment même où je songeais, un peu piteusement, à vous faire remarquer, mes belins-belines, que mes insuffisances en informatique s’appuyaient  sans doute sur un lourd passé d’insuffisance mathématique (vous l’avez bien vu par vous-mêmes : j’ai expédié vers votre avidité de connaissance mille huit cents blogs d’une page, j’aurais donc dû célébrer mardi la mil huit centième – avec cette coquetterie du « mil » qui fait un peu snobinard mais à laquelle je tiens, car j’en ai fort peu l’usage en temps ordinaire, vous savez  –  et non point la mille soixantième, d’où ça sort ça on se le demande ) alors,  donc, que tout aurait donc dû se passer dans l’humilité et le profil bas,  voilà que la sortie en librairie de mon dernier recueil, Les Treize Contes de Noël de Lucette Desvignes, m’oblige à remiser la confession publique de mes faiblesses en calcul pour réendosser avec vigueur la toge de la grammaire et, avec elle, la suffisance et le dogmatisme qui sont inséparables de ma fonction. Voilà en effet que sur la 4 de couv’ (la quatrième de couverture où le texte de l’éditeur tâche de se rendre aussi convaincant que possible pour tenter l’acheteur) on a brandi une gente animale qui me meurtrit : la gent, autrement dit l’espèce, la catégorie, se passe de e terminal. Quand on écrit « gente », ce ne peut être que pour un adjectif  au féminin qui signifie gentille,… pas d’autre utilisation ! Alors pensez un peu, mes  agneaux, si ça me rend dolente ! Ma responsabilité n’est en rien engagée à vos yeux, maintenant que je vous ai tous mis au courant de la situation, mais que diront les lecteurs éventuels qui n’auront pas lu mon blog, hein ? Et je ne peux pourtant pas cacher ce e en trop sous du blanc de correction ! Vous me voyez à chaque séance de signatures ou à chaque salon du livre avec mon p’tit pinceau (j’aurais l’air de quoi, dirait Brassens ?) barbouillant chaque livre qu’on m’apporterait à dédicacer et expliquant qu’il y a un e en trop qui a échappé  à la relecture ? Ah ! le métier d’écrivain ,n’est pas de tout repos, je vous le dis !

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commentaires

A
Rassurez-vous: tout lecteur sait que la 4e de couverture n'est pas née de la plume de l'auteur :-)
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D
Ouf! Mille mercis pour ce soulagement...
E
Dame Lucette, en aucun cas le contenant (quatrième de couverture) n'amoindrira le "contenu" et sa "substantifique moelle"...
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