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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 09:50

         A l’origine, et de tout temps, les réfugiés politiques étaient les bienvenus dans le pays où ils avaient choisi de préserver leur vie. On savait qu’ils l’avaient en général élu parce que leurs propres options politiques s’y trouvaient à l’aise, acceptées sinon défendues, et ils pouvaient soit y élire domicile, soit y préparer tranquillement un retour en force sur la terre natale. Quelque difficile qu’ait pu être leur existence au quotidien, ces déracinés jouissaient d’une certaine aura et parfois d’un certain prestige. En tout cas, le fait de devoir échapper aux rigueurs d’un gouvernement disposé à les supprimer pour supprimer leur influence leur garantissait l’asile. Je ne veux pas entrer dans l’historique des dérapages officiels indignes dont je pourrais donner des exemples accablants ; je veux simplement remarquer que l’abondance actuelle de ces réfugiés politiques soulève un énorme problème : comment juger l’importance du danger contre leur vie s’ils étaient restés au pays ? Autant il est urgent et nécessaire de les protéger contre une hostilité politique ne respectant pas les droits de l’homme, en particulier le droit à l’opinion contradictoire, autant il peut être dangereux de laisser entrer en quelque sorte « chez soi » des éléments qui peut-être apporteront le trouble, s’ils ont caché leur fanatisme sous des allures d’activité politique ouverte et normale. D’où une nécessité de tri dont on se demande bien sur quelles bases il peut être établi, car son urgence et son efficience se heurtent à d’éventuelles intentions, chez des fanatiques qui n’en ont pas l’air, d’infiltrations sournoises au bout desquelles le meurtre et le carnage  sont pour eux symboles exaltants d’accomplissement de leur vie par le suicide glorieux. Oui, comment faire le tri ?

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