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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 11:51

         C'est sans doute dans le sillage des recherches qui se développent avec intensité dans le domaine de la psychologie et de la psychiatrie  dès le début du XXème siècle que cette apparition sur scène du dédoublement du personnage se multiplie. Certes, il reste l'apanage des dramaturges en pointe, tels Crommelynck avec son magnifique Cocu magnifique,, Pirandello dont l'obsession fondamentale se résume à la dualité de l'individu, puis Anouilh à plusieurs reprises. Avec Brecht la dualité de l'individu n'est pas traitée comme un élément qu'on peut concrétiser. Ainsi l'étonnant Maître Puntila et son Valet Matti, qui est un approfondissement pour la réflexion des Lumières de la Ville de Chaplin, table sur la fracture, dans le personnage du maître, entre son attitude cordiale et généreuse quand il est ivre et son dédain brutal  et agressif contre son domestique une fois sorti de l'ivresse. Sauf exception, comme dans La Bonne Âme de Sé-tchouan, Brecht ne simplifie pas la tâche pour le spectateur, .il exige toujours de lui une participation cérébrale et non passivement sentimentale au déroulement de son histoire, laquelle comporte toujours une morale. Le public doit être dressé à réfléchir sur l'objet de son plaisir de spectateur, afin que la moralité de la fable puisse apparaître et nourrir le jugement. Ainsi en va-t-il de la morale à tirer' de La résistible ascension d'Arturo Ui, lequel sous sa profession de chef de gang du chou-fleur démontre que son ascension aurait bien pu être résistible alors qu'on a laissé le nazisme se répandre via l'autorité fort opposable de son chef. Par-delà la parabole du chou-fleur, on doit retenir que " la bête immonde est toujours enceinte " et prête à donner le jour. Chaque pièce  offre donc une leçon à gtirer, telle Mère Courage dans son inconscience qui participe à la guerre de Trente Ans puisqu'elle est vivandière et suit les armées, alors que tous ses enfants y périront l'un après l'autre et qu'elle restera esseulée à ,pousser qsa charrette vide

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commentaires

P
entre Pirandello, Anouilh, Chaplin et Brecht (on dirait les étiquettes qu'on pose pour se souvenir de où on en a parlé) je pose (parce que, moi, c'est plus les chansons que le théâtre - mais chacun aussi sa vie - et ses joies et ses amours et tout ça, hein) ce magnifique objet (dédiée à Bertolt, foutu dehors par cette ordure de McCarthy - ni oubli, ni pardon) : https://www.youtube.com/watch?v=T6ocBM1TZyI <br /> <br /> et merci pour ces billets toujours (assez) galvanisants, voyez... :°)
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D
Ni oubli ni pardon pour l'infâme McCarthy, bien d'accord. Même pour moi ce mépris englobe aussi Elia Kazan, qui suivait si promptement les dénonciations.. Les "étiquettes" comme vous dites sont posées sur des oeuvres pleines de vie, de sens, d'humour : je n'attends qu'un mot pour vous entraîner "au-delà des étiquettes"..