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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 14:29

         A single man, a single father…Voilà deux films que je viens de voir en anglais à quelques jours de distance, tous les deux avec un comédien que j’aime énormément – ici David Tennant pour la  sitcom se terminant bien, là Colin Firth pour une fin dramatique. Pour tous les deux, ce terme de « single » suggère à la fois le célibat et la solitude. Un père célibataire ou seul, un homme seul en quelque sorte célibataire, même si la famille de son amant défunt ne veut pas reconnaître ses liens… J’ai aimé ce contraste des personnalités et des rendements. Le père esseulé se laisse trop longtemps dévorer par le chagrin de la mort de sa femme, les enfants  deviennent insupportables, privés de la mère, l’accablant parfois de reproches en même temps qu’ils lui pourrissent la vie. Et David Tennant est merveilleux, éperdu, affolé, vidé, trahissant son désarroi par une fébrilité de cyclothymique à laquelle on ne peut résister. L’amant resté seul, lui, se guinde dans sa profession (il enseigne dans une université américaine mais il est anglais jusqu’au bout des ongles), dans son éducation qui fait prévaloir la dignité et le silence, dans sa nature qui semble celle d’un seul amour. Sa détresse est d’autant plus poignante que dans les années 60 les liens homosexuels étaient tabous, honnis, interdits, et qu’ainsi il ne permettait à personne de partager son effondrement intérieur. Admirable Colin Firth…J’aime aussi le personnage de l’étudiant qui l’épie, le suit, l’admire, s’offre subtilement. Qui sait si la vie pourrait reprendre pour l’amant endeuillé ? La réponse reste floue, discutable, superbe.

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