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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 16:34

Dans mon quartier la plupart des volets sont fermés. Point d'occupants dans les maisons, tout le monde à la neige - ou, pourquoi pas (je n'ai rien demandé)  sur le sable blanc des Marquises ou des Aléoutiennes (je suis nulle en géographie pour les endroits où je n'ai jamais mis les pieds, je fais donc certainement de grosses bévues, surtout pour les Aléoutiennes dont j'ignore vraiment où elles peuvent se percher; si je disais les Seychelles je serais plus sûre de moi parce que j'en ai déjà reçu deux ou trois cartes postales, disons donc pourquoi pas le sable blanc des Seychelles?). En tout cas, neige ou bains de soleil et plages sous les palmiers, ça se fait en un rapide aller et retour; à part les attentes dans les aéroports ou, plus près de nous, les kilomètres d'embouteillages on ne devrait pas craindre d'aller loin. C'est drôle, je n'ai jamais envie d'aller où vont les autres, je ne suis jamais d'humeur à vagabonder lorsque tout le monde et son père prend son sac à dos. Qu'on ne s'étonne pas, donc, de voir que je me suis remise au travail toute ragaillardie par mes radis et mon pilaf d'hier . J' y ai ajouté, ô jouissance rare - et ça je ne vous l'avais pas dit - deux rutabagas à l'eau, juste cuits dans leur bouillon. Les gens de mon âge qui ont connu l'Occupation vont se détourner de ce blog en haussant les épaules. Il est de fait que pour faire les frites (mais c'est vrai, il n'y avait pas d'huile) ou la soupe (il n'y avait pas de beurre) le rutabaga ne tenait pas la route. Je connais des gens qui, une fois entrés dans la zone d'après-guerre où peu à peu on a pu retrouver ce qu'on voulait, ont décidé de ne plus jamais accorder même une pensée à ce chou-rave de malheur, et vraiment il a bel et bien disparu des étals des fruitiers et primeurs. Il a bien fallu ces agapes de Noël pour que j'en trouve deux m'attendant, et personne ne me les a disputés, j'ai même vu des regards compatissants portés sur moi.

Donc je peux reprendre mon job du jour, après ces confidences gastronomiques. J'espère pouvoir décoller sans problème : ce n'est plus maintenant la technique qui me freine (touch wood!), mais la difficulté à reprendre le fil d'un interminable déroulement qui n'avance, au fond, guère plus que la tapisserie de Pénélope. J'ai pourtant, je vous l'assure, la ferme intention d'avancer, et de vous faire avancer avec moi.Nous avons déjà vu le mal que peut faire à une édition qui se voudrait suivie une insertion adventice : je suis sûre que personne d'entre vous n'aurait pensé à cet inconvénient, moi je l'ai expérmienté, je peux vous en parler savamment. Mais j'aime mieux garder mes forces d'expression pour autre chose, par exemple pourquoi on écrit (pourquoi j'écris) une nouvelle après une grosse saga ou un conte après une pièce de théâtre. Trouver sa rénovation dans le changement de genre, cela n'est-il pas un mystère? Bon, je m'étendrai là-dessus demain. Aujourd'hui, si vous n'êtes pas trop flappis par vos excès de table, n'oubliez pas de dire bonjour à votre chat, n'y manquez surtout pas!

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