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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 09:59

Oui, pourquoi pas? Untitled, sans titre... combien de fois j'ai vu cela au bas de peintures (ou peut-être était-ce leur haut : on fait parfois des erreurs à l'accrochage) qui vous présentaient en confidence les tâtonnements de la pensée sur son support pictural! Sans préjuger aucunement de la valeur esthétique, justement. Eh bien aujourd'hui pour moi ce sera un "untitled": pour un peu je me commanderais ça comme un steak frites si je n'étais pas devenue végétarienne sur le tard. Sans titre, c'est-à-dire sans destination préconçue, autrement dit en ouverture à l'improvisation, au bric-à-brac, à la fantaisie... Il est vrai que je donne toute l'apparence de quelqu'un qui piétine, qui ne se décide pas, qui renâcle peut-être, mais je m'inscris en faux contre cet aspect. Je dois dire que ce qui me paralyse pour me donner à fond, c'est la dimension à mon avis exiguë qu'on accorde officiellement à tout bla-bla-bla de bloggeur. Comment voulez-vous que je me lance si je distingue déjà les bornes de mon inspiration - entendons nous bien : les bornes apposées par des mains étrangères et inflexibles à des élans lyriques sui generis dont par définition la pareille n'aura lieu nulle part ailleurs? Autant s'exercer aux voltiges aquatiques derrière hors-bord sur un petit étang ou une mare. J'espère que vous me comprenez, l'effort demandé à vos neurones n'est pas grand.

Libérée donc de toute contrainte de titre, pour une fois, je peux me mettre à gazouiller sans retenue. Ne croyez pas que je n'aie rien à faire sous prétexte de Noël ou Jour de l'An : les tâches littéraires les plus variées m'attendent . Contrôle de traductions erronées, préfaces à rédiger,dictée de Pivot à peaufiner (et ça n'est pas celle de ce Môssieur, non Madame, c'est la mienne, et elle ne fait pas appel à des mots invraisemblables qu'on n'entend nulle part : elle traque les pièges d'accords, de conjugaisons, d'homonymes...).Quand je lis les nouvelles du concours de Chalon-sur-Saône, je me demande si on apprend encore aux jeunes générations ce qu'est le passé simple : n'allons pas plus loin, laissons les subjonctifs où ils sont cachés, le passé simple, le passé simple, vous dis-je! C'est le poumon de la  littérature ( le poumon vous dis-je!). C'est une base de l'expression, et je vous en parle à grands traits (attendez un peu que je vous révèle les jouissances secrètes de l'imparfait de narration, si difficile à faire percevoir à un traducteur allemand, si expérimenté soit-il).  Oui, j'ai du travail par-dessus la tête. Mais j'aime ça, heureusement. Et je ne vous parle pas de la montagne de livres que j'ai à lire, de toute provenance donc de tout genre, et que je ne peux lire que le soir, quand ma journée de labeur terminée je m'accorde enfin l'ivresse de la lecture des autres (ivresse, certes : c'est la position de départ, dès que je vois un livre je m'épanouis, mais la position d'arrivée est rarement de même tonalité, il y en a mon dieu de ces livres embêtants, prétentieux, qui n'ont rien à dire mais qui veulent vous expliquer pourquoi ils n'ont rien à dire... A l'arrivée, dites donc, on se sent rudement défrisé, même que souvent on cale à mi-parcours...).
Tenez, quand je vous le disais... Comment voulez-vous que je me lance dans une de mes grandes envolées qui bousculent tout, puisque j'aperçois déjà la limite de mon petit carré de jardin au-delà de laquelle je serais malvenue d'insister? Jack Roland disait autrefois "Pardon, Au revoir, et à mardi prochain" Moi je vous dis Bien le bonjour à vos chats, même et surtout si y a personne chez vous. Et à demain.

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