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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 11:14

Je le voudrais bien, moi, que ça vînt! Si ma bécane en est d'accord, on pourra faire du bon travail aujourd'hui. Je ne parle que de sa bonne disposition, mais pour moi l'inspiration doit jouer aussi, et comment puis-je en répondre? On va voir. On verra...

Le personnage, s'il doit se fondre dans l'atmosphère saisonnière - s'y plaire, ou réagir contre elle - doit avoir le même type d'attitude (j'entends bien : à sa conception) vis-à vis de son entourage, donc de sa famille la plupart du temps. Cela peut tout aussi bien être le bureau, les collègues, le parti s'il a une pensée politique à laquelle il se tient et par laquelle il se définit (Je pense à l'Oncle Germinal par exemple, défini essentiellement par rapport à son marxisme un peu naïf mais convaincu,  au point qu'on ne peut l'évoquer sans évoquer cette position militante). Chez moi c'est presque exclusivement la famille, mais il peut y avoir des exceptions. L'étiquette à mettre sur le biotope n'a guère d'importance, pourvu que le personnage y soit complètement immergé : là encore, il doit y adhérer de toutes ses fibres, pensée impressions pulsions réactions tout cela doit s'enchevêtrer, s'emmêler en un tout bien autrement vivant    que la meilleure analyse faite de l'extérieur par une volonté cérébrale née de l'auteur. Même constat qu'hier : pas de séparation entre les divers domaines, tout s'enlace comme dans la vie de l'individu, c'est la condition nécessaire pour recréer l'impression de vie du personnage.
C'est exactement ce qui se passe pour la recréation d'un événement. En théorie, un événement c'est une mort, une naissance, un accident, une déclaration d'amour, une rupture... Là encore, l'étiquette est sinon trompeuse, du moins réductrice. Pendant l'accident ou la déclaration d'amour, en annexe de l'action, se greffent sur elle toutes sortes d'impressions qui  nourrissent ou colorent la conscience du personnage sans même qu'il s'en avise : lui se fixe sur ce qui survient tout à coup dans sa vie, et en même temps il enregistre de manière accessoire, secondaire mais réelle, le temps qu'il fait, un détail vestimentaire, une chanson venue de la radio, une odeur de cuisine qui se prépare à la cuisine ou chez les voisins... Tout cela lui reviendra probablement par la suite, quand il se représentera la scène de nouveau; c'est enregistré indépendamment de sa volonté, cela ressortira comme l'emballage du souvenir. L'événement ne se laisse pas résumer dans la sécheresse; il ne doit pas être désolidarisé de tout ce qui lui est strictement contemporain dans le domaine sensoriel. L'analyse, c'est bien, c'est utile;  mais la synthèse approche bien davantage de la vérité , c'est valable pour les faits comme pour les humains.

Je vois l'heure du salut aux chats qui s'approche. J'espère que ma petite pincée de réflexions aura pu intéresser ici ou là. Il faudrait me dire si je rase ou si je barbe : deux termes qui en principe devraient s'opposer du point de vue sens, mais qui s'accordent parfaitement pour dire       Halte-là, vous nous ennuyez, arrêtez les frais! La balle est dans votre camp. Faites-en ce que vous voulez, mais n'oubliez pas que les chats attendent vos salutations (empressées, comme on dit dans la correspondance commerciale).

A demain! 

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