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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 16:23

Décourageant, cet engin, quand on ne sait pas s'en servir! J'ai voulu d'abord rappeler la devise de Sarah Bernard venant jouer sur scène avec une jambe de bois pour mettre en lumière ma propre obstination à recommencer jour après jour sans savoir si cela rimait à quelque chose. Je parlais de la lente progression adoptée, afin, disais-je en camouflant mes insuffisances, pour permettre aux piétons égaillés sur la route de se rallier à mon panache blanc. Dans la foulée je reparlais de la pertinence de mon credo en les adhérences du personnage à son biotope. Deux grands paragraphes, je me frotte déjà les mains. Pouf! J'éternue. Tout disparaît. Je parle alors de mes envies irrépressibles de soulever le clavier de mon PC pour aller voir en d-essous s'il n'y avait pas une cache, un petit nid sercet ignoré des installateurs, où se réfugient coquinement toutes les phrases enfuies hors de leur biotope personnel. Les faits bien expliqués et priant qu'on  m'excuse d'avance pour les redites et l'aspect cahotant de l'ensemble, je découvre que je peux descendre et voir au bas de mon espace alloué si la frontière ne se pointe pas. Surprise! Je découvre tout mon premier volet. Avec bien du mal, j'arrive à rapprocher les deux morceaux de textes : pas le temps de vérifier où se trouvent les inévitables redites, pas le temps de disserter brièvement (vous savez comme je suis brève quand je disserte) sur l'importance d'un éternuement dans la rédaction de pages immortelles, Repouf! J'avais à peine pu parler du professeur Rath-Unrath et des liens avec son biotope concrétisés par sa mort, retour dans sa classe, sur son bureau, affalé dessus et l'étreignant des deux bras, à peine pu dire que "L'Ange bleu" c'est ça pour moi, de préférence aux jambes de Marlène, quoique... A peine eu le temps de prendre l'air et le ton rêveur de notre cher Devos : Rerepouf! les deux volets disparaissent derechef, et cette fois-ci impossible de les retrouver. J'en suis donc au troisième volet, et ma grande crainte est que celui-ci ne me fausse aussi compagnie si je me mets à tousser . J'en étais là lorsque j'ai pu récupérer deux textes enfouis dans de mystérieuses et inaccessibles Limbes, je ne voudrais vous en priver pour tout l'or du monde, je me sers donc de cette moraine pour servir de fondations à ce qui va suivre aujourd'hui. Si bien entendu je peux faire passer cet "article sauvegardé" au rayon des "articles édités", ce qui n'a rien de garanti. Allons-y brament!
J'étais satisfaite d'avoir pensé au Professeur Unrath pour me servir d'exemple pour les adhérences (toujours ce terme de chirurgie qui s'impose pour mon propos) reliant le personnage à son biotope. Il n'aurait pas dû en être coupé, il a souffert dès lors qu'il n'y avait plus de contact entre eux.  La reprise du contact in extremis lui a permis un départ paisible (qu'on songe à la lumière qui à ce moment arrive jusqu'à son bureau et le recouvre comme d'une protection définitive) - normal, toutes choses remises en place. Je pense de même à Wollef, se dilatant dans son contexte de forêt américaine conquise de haute lutte et précisément lui appartenant : il faut qu'il la sente sienne pour s'y insérer totalement, ce qui cessera dès qu'il pensera à un autre biotpoe pour survivre ou s'affirmer. Le dos tourné à cette campagne qui plusieurs années lui a servi de cocon, il recherche autre chose que le cercle de famille, il recherche le contact citadin avec les autres, les membres d'une communauté, les citoyens à servir ou dominer . A la fin de "La Brise en Poupe" il n'est plus le Wollef épanoui sur une terre enfin à lui, il s'est modifié au fur et à mesure que son biotope a changé. Les deux exemples me paraissent complémentaires - sauf que tout le monde sait qui est le Professeur Rath-Unrath et que je donnerais volontiers une médaille en chocolat à ceux qui ont pu suivre ce que je dis de l'évolution de Wollef parce qu'ils l'ont lue... Nous n'en sommes guère qu'en fin de matinée, mais d'ici à ce que j'aie trouvé le moyen de faire repasser ce "sauvegardé" dans les "édités", il sera certainement temps que je vous souhaite le bonsoir, après vous avoir rappelé d'être poli envers vos chats. A demain.
                                                                                                                                   Lucette Desvignes

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