Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 09:53
C'était le titre d'un film gentillet à la française, un peu cucul, tout en bulles et ne laissant pas de trace dans le domaine esthétique ni même à propos de la structure dramatique : genre "Cette sacrée vérité" sans le talent de Leo MacCarey, sentimental en diable, faux problèmes de couple, fausses querelles... bref il fallait bien Danièle Darrieux et François Périer pour maintenir l'intérêt pendant 90 minutes (parfaitement : autrefois avec 90 minutes on avait tout torché, exposition développement dénouement, acteurs et metteur en scène n'avaient pas besoin de davantage pour donner tout ce qu'ils avaient dans le sac. A présent, il nous faut de ces rallonges, de ces longueurs, de ces étirements! Personne jamais ne s'en tire à moins de deux heures et demie dans les meilleurs cas). Je n'avais nulle envie d'y faire référence aujourd'hui, c'est seulement que je voulais vous dire "au petit bonheur la chance" et que malgré moi j'ai dû faire une pause cinématographique, en quelque sorte. N'en tenez pas compte si ça vous gêne. 
Oui, au petit bonheur la chance, c'est une fois de plus le programme que je voulais vous annoncer pour la journée. Je vois dans la formule une avancée - une amélioration peut-être, qui sait? - sur les bâtons rompus qui semblent connoter comme une possibilité de châtiment. Là, que dans une même formule je puisse vous offrir la  chance et le bonheur (même s'il est petit, ce dernier), c 'est tout de même plus gentil. D'ailleurs, cela ne m'engage guère davantage que les voeux de Jour de l'An : tout ce qu'on vous souhaite est attendrissant, sincérité comprise, mais cela ne change rien à ce qui doit vous tomber dessus au fil des jours et des mois.  Je peux donc impunément vous annoncer le meilleur du texte à son de trompe, sans que cela vous empêche de ne trouver finalement dans mes colonnes que du rasoir, du barbant, du soporifique. Est-ce que pour autant, sous les pires calamités que l'année nouvelle vous apporte, vous auriez l'idée d'en faire porter le chapeau à ceux qui vous ont offert leurs meilleurs voeux de tout leur coeur? Certes non. Eh bien pourquoi cela ne s'appliquerait-il pas à moi?    Je vous promets du bon et du meilleur, or ne jugerez-vous pas à l'usage que je ne vous ai pas trompés sur la marchandise? Publicité mensongère etc., ça ne se cantonne pas uniquement dans le secteur des petits suisses, contrats d'assurance, avantages bancaires, remèdes pour faire maigrir etc.. Cela s'applique également - mais il n'y a pas de loi - aux choses de l'écrit, comme on dit doctement : on vous promet un  grand roman, plouf! c'est de la gnognotte. On vous annonce la vérité pure et simple dans une biographie, pan! c'est tout ce qu'on veut sauf la vérité. On porte aux nues un roman policier, plaf! c'est éculé et mal écrit de surcroît. Qui pour autant penserait à poursuivre les auteurs devant les tribunaux? Je suppose donc que je pourrai jouir d'une impunité absolue, même si ce que je vous livre n'est pas à la hauteur de ce que je vous promets. Cela me rassérène quelque peu, j'ai craint un instant de vous entraîner sur les voies de la perdition  en  perdant tout mon temps à des préambules qui ne portent pas loin. Aussi bien vous faudra-t-il vous faire à mes rythmes; je vous laisserai tout le temps de descendre au prochain arrêt, mais si vous vous ravisez et souhaitez reprendre le voyage, alors ne traînez pas : je serai repartie à toute allure. Juste le temps de faire mes politesses à vos chats, même pas le temps de vous inciter à faire de même, tant pis, aujourd'hui c'est comme ça. A demain.
                                                                                                                Lucette Desvignes
Partager cet article
Repost0

commentaires

R
Write the Abstract .
Répondre

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens