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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 10:53
Naturellement ceux qui me connaissent savent qu'à côté des chats il y a aussi tous les autres. Oui, toutes les autres bêtes - cela me fait mal de les appeler des bêtes, il y a tant d'humains qui mériteraient davantage l'étiquette! Quand je rencontre un petit chien  dans la rue - petit de préférence : les gros me font tomber quand ils me mettent affectueusement leurs pattes sur les épaules, et puis je m'écarte des muselés, des danois, des  rottweillers, dame, on ne sait jamais comment leurs maîtres les ont entraînés, ceux-là - je m'arrête, je me penche vers lui, je lui fais des mamours, on voit tout de suite s'il est habitué aux câlins, au besoin je demande si je peux. Pareil dans les trains. Il y a même des photos qu'on a prises de moi sans me le dire, qui me montrent agenouillée sur le sol en train de chahuter avec des caniches nains et même pas trop gracieuse d'être dérangée dans mes occupations. Le tout à l'avenant, plutôt dans les pointures fillette tout de même : les chevaux et les vaches m'impressionnent, je suis mieux à mon aise avec les  abeilles ou les guêpes, je les prends à la main (attention! ne pas serrer!) comme le faisait ma Tante Muller (tiens! comme on la retrouve! c'est la Cousine Fischer des "Noeuds d'Argile" et du "Grain du Chanvre" et vous voyez comme son biotope se dessine automatiquement autour d'elle, les abeilles ou les guêpes prises à la main sans dommage, elle avait même une fois attrapé une vipère endormie sur sa galerie en la prenant pour un chiffon à jeter, pas de morsure mais c'était une chance, moi je n'irais pas jusque là sous prétexte de faire comme elle). Rayon fillette encore, les araignées : les prendre sur un bout de papier, délicatement, puis les porter dans les jardinières de l'entrée, qu'elles se retrouvent dans un milieu convivial après déportation. Le tout est de ne jamais bousculer les habitudes des uns ou des autres. Et si un chat étranger veut s'installer chez vous (ça y est! on retrouve les mirons), pas de bousculade, pas d'expulsion, pas de quotas ni de 30.000 par an comme on hortefeuse volontiers à Matignon. J'en ai deux en ce moment qui tentent l'aventure, à force de voir sortir de chez moi des minous satisfaits du régime, de l'hébergement et de l'atmosphère libertaire dont ils jouissent : je commence alors par les gamelles supplémentaires disposées près de l'escalier, puis - ah! c'est surtout ça qui leur fait chaud au coeur - je continue par des corbeilles, ou caissettes, ou cartons (vous ne pouvez pas savoir le rôle que l'osier, ou le bois, ou le papier jouent dans leurs préférences individuelles), voire tout simplement par un coussin posé à terre sur la moquette, dans un coin un peu épargné par le passage. Ils comprennent, vous savez, immédiatement. L'un s'intalle ici, l'autre là. Les anciens viennent les flairer, "Tiens, encore un? d'où sort-il celui-là?" Il y aura encore quelques faux pas, quelques inimitiés instinctives qu'il faudra réduire. Dès que vous employez un nom - "c'est Foxy, tu vois" ou "Max, c'est le petit Max" - plus de problème. Du moment qu'il s'applle Max ou Foxy, ça n'est plus un étranger, le "Touche pas à mon pote" va s'appliquer progressivement sans problème.
      Je me demande si les Hortefeux Bertrand Fillon Alliot Marie voire l'énergique ressuscité qui s'est occupé des sans papiers pendant quelque temps et dont le nom m'échappe pour l'instant mais il balayait tout sur son passage ont des chats. Ou plutôt je ne me le demande pas, je suis sûre que non. Allons, à demain. Nous n'en sommes pas encore à la fin du jour, mais n'oubliez pas vos civilités vespérales à qui vous savez.

                                                                           Lucette Desvignes   
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