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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 08:12
     C'est vrai, ça... Entre deux quoi? J'avais commencé tout un commentaire sur le côté arachnéen du titre d'hier, dentelle, tulle, valenciennes etc. mais qu'est-ce que c'était bien que les deux entre lesquels (ou lesquelles) je glissais mes remarques de vocabulaire? Tant pis! Une idée de perdue, dix de retrouvées. Je  sais qu'hier j'ai parlé du personnage, par la bande comme d'habitude. Rien de plus. J'ai sans doute intérêt à me reporter au bazaar du jour d'avant, quitte à y cueillir quelque sujet dont le développement n'avait pas atteint son terme. Pas même besoin d'aller au-delà du premier sijet, Al Pacino. Avec lui j'irais au bout du monde (si seulement il me l'avait demandé... je ne lui aurais rien refusé). Impossible de le confondre,  fût-ce seulement du point de vue qualité, avec n'importe lequel d'entre eux. Je peux vous parler de ses films sans m'arrêter pendant longtemps. Il me surprend toujours, qu'il soit policier comme Serpico,   braqueur à la petite semaine comme dans cet après-midi de chien où l'éventail de ses talents se déploie somptueusement, aveugle comme dans ce remake de "Parfum de femme" dont on a dit qu'il était inutile voire minable (je vous demande bien pardon : Gassman c'était une chose admirable, certes, mais transposée dans le monde américain de l'immédiat après-guerre l'histoire est parfaitement prenante, elle est tout autre,  voilà tout, exactement comme le remake de "The Lady Killers" par les frères Coen est parfaitement justifié d'être transposé dans un Deep South plus vrai que vrai - je comprends qu'on ait des idoles, domaine artistique ou littéraire s'entend, j'en ai eu, j'en ai quelques-unes, je comprends cet enthousiasme, mais je ne me laisse jamais tourner la tête par cet engouement : si les "Lady killers" transposés chez les noirs de l'Alabama ou du Mississippi n'avaient pas gagné à l'opération un quelque chose de truculent qui les rénovait complètement, je n'aurais pas donné mon accord; de même pour ce parfum de femme si italique au départ, devenu par la grâce d'Al Pacino une rénovation totale - vous l'avez vu danser le tango alors qu'il est aveugle, naviguant entre les tables du restaurant? si vous ne l'avez pas vu, alors ne soufflez pas, quand on ne sait pas on se tait). Vous le voyez, sur Al Pacino je pourrais vous parler pendant des heures. Et son Richard III, sa méditation sur Shakespeare en notre temps, sur le personnage du roi scélérat, sur la manière de l'interpréter, sur la langue a employer pour reprendre le texte d'origine? Même les films marqués seulement d'une petite croix, comme cette bluette au niveau des serveurs de fast food qui s'appelle "Frankie et Johnnie" et où le Clair de lune de Debussy sert de niveau musical - vous avez vu son regard mouillé, son regard liquide, vous avez entendu sa voix rauque si caressante ? je vois bien que non, sinon vous ne seriez pas inattentifs, distraits, incrédules. Alors, tâchez de vous renseigner, de vous cultiver même, si vous en avez l'occasion. Il y a peu de semaines où Al Pacino n'est pas joignable sur les étranges lucarnes par le biais des chaînes cinéma, faites la comparaison avec Dustin Hoffman, on peut les confondre au début à cause de leur petite taille, mais les yeux d'Al Pacino vous font oublier ceux de Dustin, même si c'est Dustin qu'on célèbre chez nous à grand renfort de décorations au top niveau. Je pourrais aussi vous parler de Dustin, ne croyez pas que parce que je lui donne une deuxième place je n'ai aucune considération pour lui, je crois que j'ai vu tous ses films à lui aussi, mais quoi! Vous vous rappelez peut-être (mais sans doute étiez-vous trop jeunes, c'est possible) la compétition entre Lolobrigida et Sophia Loren sur tout le territoire de la botte : uniquement sur le plan beauté (car pour le talent, mon dieu mon dieu, il n'y avait à peu  près rien à dire ni sur l'une ni sur l'autre) on les opposait avec passion, ça ne se justifiait pas, c'étaient les goûts personnels qui jouaient, c'était pourtant une guerre qui ravageait la péninsule mais aucun argument raisonnable n'était employable ni employé. Le coeur avait ses raisons... Tout pareil moi avec Al Pacino. Impossible à justifier. Le coeur, quoi...
     Bon. On n'a guère avancé sur la théorie du personnage. Mais vous voyez qu'il y aurait matière à le faire, si je m'y mettais vraiment. Un de ces jours sans doute... Avec la venue du printemps on se sent plein de velléités d'entreprise, ce serait bien étonnant si ce courant dynamique ne m'atteignait pas. Nous avons le temps et tout l'espoir devant nous. Bises aux chats, à demain.
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commentaires

W
(Did I just answer my own question? Ha!)
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