Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 08:39
     Je vais vous faire une confidence. J'ai eu la curiosité, hier, de vérifier quel volume j'avais couvert de mes petites notes pattes de mouche (elles ont l'air considérables, comme ça, à vue de nez, mais en réalité une fois imprimées elles sont à lire à la loupe). Eh bien, mes belins-belines, j'ai découvert que la bonne centaine de mes contributions à l'élévation de votre niveau intellectuel et savant dépassait les quota généralement accordés à cette pratique du sport blogueur. Je m'étais quelque peu inquiétée, je voulais savoir ce qu'il adviendrait de mes pages immortelles, comme dirait Tchaïkowsky, et je m'étais adressée à ce qui me paraissait être les instances les plus hautes de notre système, à savoir l'Administration d'Over-blog - histoire  d'attirer peut-être leur attention par le caractère urgent et spécifique de ma demande - afin de savoir si j'avais quelque chose à faire ou à ne pas faire pour conserver trace  de ces paroles écrites sur du vent. Pas de réponse, naturellement (et on ne peut même pas dire, comme avec les nouvelles, "Pas de réponse, bonne réponse"). Donc je reste dans le flou absolu à propos de mes éventuelles démarches, mais du même coup je me rends compte qu'à chaque fois ou presque que je m'adresse à vous (que voulez-vous! c'est l'emportement de l'amitié qui me fait perdre conscience des limites imposées à l'expression habituelle des sentiments) je dépasse les bornes. Limites ou frontières, appelez ça comme vous voulez, le fait est là. Je déborde. Je dépasse, j'outrepasse. Je m'en doutais bien un peu, mais quand j'ai dû - toujours hier, au cours de cette exploration piteuse - constater que tout ce qui dépasse le territoire à moi alloué (que je croyais pouvoir étendre étirer allonger impunément en écrivant outre la ligne bleue du cadre) reste sans doute inscrit mais sans pouvoir s'imprimer indépendamment, j'ai frémi : imaginez que si je veux conserver ces phrases si inspirées et si utiles je dois évoquer tout ce qui dépasse et le recopier à la main page après page! Alors là, mes belins-belines, stop! Je veux bien vous consacrer toute ma substance pour donner forme à ces entretiens journaliers, mais comment imaginer vous en donner encore davantage dès qu'il s'agira de recopier à la main ce qui vient si aisément sous les doigts une fois qu'on a signé avec son clavier un petit pacte de non intervention comme au temps de la SDN (la Société des Nations : je traduis pour les générations récentes)? Curieux raisonnement pour quelqu'un qui, il y a peu encore, ne jurait que par son bloc et son bic... Certes, mais c'est ainsi. Aussi, si vous le vouilez bien, m'arrangerai-je pour ne plus dépasser, source d'embrouilles d'ennuis de fatigues supplémentaires et autres douceurs mangeuses de temps. Je pourrais même envisager d'apposer en fin de travail une formule concentrée dont nous aurions agréé le sens vous et moi, qqch comme A demain les enfants n'oubliez pas les chats (ADLENOPLC : ça reste clair une fois qu'on sait, n'est-ce pas?). Je signerai donc ainsi, en urgence, pour rester dans mon biotope quotidien.Et ça marchera à partir d'aujourd'hui . ADLENOPLC.         Lucette DESVIGNES.
Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens