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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 09:11
     C'est regonflant de se sentir suivi. Je n'ose pas dire, bien entendu, écouté bouche bée : je n'irai pas jusque-là par modestie. Tout de même, voilà que cet impressionnant indicateur de fidélité a quelque peu grimpé, faisant même intervenir la confiance comme tendance générale. J'ai d'abord cru que c'était un Big Brother quelconque - de quoi s'inquiéter : lirait-il par hasard tous les mails que j'envoie? Il aurait de quoi faire en ce cas, et son opinion sur moi serait vite faite. Ensuite j'ai cru que cela montait régulièrement, comme le nombre de mes pages quotidiennement à vous consacrées, mes belins-belines : erreur, même lorsque par tendre sollicitude j'invitais (à tort mais pleine de bonnes intentions) les superstitieux qui peuplent vos rangs à s'abstenir de me contacter les jours de 13. Enfin on m'a renseignée, je sais désormais ce que je vaux. Eh bien mes belins-belines, bonne nouvelle : ça grimpe, ça a grimpé du moins, c'est sans doute bon signe, mais je dois dire qu'en comptant sur mes doigts (et il m'a fallu plus que mes deux mains,  le croiriez-vous?) j'avais trouvé un nombre  de fidèles qui avoisinait le chiffre d'aujourd'hui. La parentèle, les amis proches, les récoltés depuis le démarrage (ah! ceux-là, j'y tiens, j'y tiens vraiment beaucoup , et qu'ils aient persévéré par-delà les à-coups et les entraves m'émeut particulièrement), tout cela va commencer à faire nombre, mais oui. Il faut seulement un peu de patience. De ma part, pour être finalement persuadée que le jeu en vaut la chandelle, mais de leur part aussi : ils doivent souvent se demander si la vitesse de croisière est vraiment atteinte, ou si on n'en est encore qu'aux essais de moteur, qu'au chargement du kérosène, qu'à l'établissement des menus. C'est qu'on ne se lance pas dans les traversées d'océans sans biscuit - sans biscuit de mer, vous l'avez bien compris (j'en ai rapporté un de Capilano, au nord de Vancouver, acheté dans une boutique de "curios" où l'affreux côtoie l'abominable : j'en ai conservé le souvenir, parce que, quand j'avais répondu aux demandes d'enquêtes tradionnelles et bon enfant que je venais de Dijon - sans mentionner la moutarde ni les nonnettes - j'avais vu les yeux de la jeune vendeuse s'emplir de larmes, non en raison de la gastronomie,  mais parce qu'elle y était venue une fois et qu'elle ne pouvait se rappeler sans émotion la couleur  des champs de moutarde en fleur tout autour de la ville. Elle méritait vraiment de ne pas être détrompée, pourtant en vérité ce sont des champs de colza et la moutarde de Dijon se fait à partir des cultures de la grande prairie canadienne, mais je n'ai rien dit, et je vois jaune chaque fois que je regarde mon biscuit de mer. Comme quoi on peut voyager à peu de frais, d'ailleurs voyez Proust et sa madeleine, ça n'est pas très cher une madeleine et avec lui ça fait du profit, depuis le temps). Bon, j'avais encore des choses à vous dire, mais le sablier s'est écoulé à toute vitesse. je vous les dirai demain, ou je vous en dirai sans doute d'autres, tant pis! L'essentiel est que vous caressiez vos chats, et dans le bon sens..

                                                                                                  Lucette DESVIGNES.
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