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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 15:59
    Imaginez un peu, oui! A ne pas croire... J'étais si profondément enfouie dans mes travaux pour l'édition américaine (ensevelie, oui, enterrée, juste le nez encore au dehors de terre pour attraper quelque peu d'air respirable) que je croyais avoir déjà accompli mon devoir vis-à-vis de vous, mes belins-belines! Imaginez un peu! J'en suis encore toute retournée! C'est ma première tâche dès le matin, avant même d'avoir vu le temps qu'il fait au dehors, juste après avoir vu mes mails et après avoir pris connaissance des aphorismes de Chevillard. Alors que s'est-il donc passé aujourd'hui? Cela fait des heures que je suis campée devant mon ordi,  j'ai l'impression que ma journée se tire,  et comme je suis une femme d'ordre (non pas sur mon bureau ou dans ma maison : le désordre des papiers partout ne me dérange aucunement, ni la poussière, en principe je m'y retrouve sans problème comme je retrouve un bouquin qu'on me demande et que je sais posséder, comme je retrouve une citation ou un titre, non, pas de problème pour ça, mon désordre n'est qu'apparent et tenez-vous le pour dit, le contraire m'affligerait) comme je suis une femme d'ordre, donc, !:organisant ses travaux et son temps comme sur du papier à musique, je me demande bien ce qui a pu se passer pour que tout soit ainsi chamboulé. Et vous avez de la chance, encore (oui, j'insiste : vous avez bien de la chance) que j'aie pris conscience de ce manquement avant l'extinction des feux, donc  que ma copie puisse être inscrite sous la date d'aujourd'hui. Sans cela, mes belins-belines, imaginez un peu ce qui vous pendait au nez : un trou dans votre collection, un jour sans le soleil que je vous verse quotidiennement, autrement dit un repas sans vin, un dîner sans fromage, bref sinon le dénuement absolu, du moins une béance interdisant votre plénitude. Heureusement, je me suis avisée avant qu'il ne soit trop tard de ce que je vous devais, de ce que vous attendez jour après jour comme un rayon qu'on espère ("Elle entrait et disait : Bonjour, mon petit père! / Prenait ma plume, ouvrait mon livre, s'asseyait / Sur mon lit, dérangeait mes papiers et riait, / Puis soudain s'envolait comme un oiseau qui passe"...). Ne me dites pas que vous avez d'autres moyens de vous enrichir l'esprit, ça me peinerait. Mais si vous me disiez que votre passe-temps culturel préféré c'est de regarder à la télé les obsèques des grands (???) de ce monde, alors ça ne me peinerait plus du tout, ça me ferait même drôlement rire. Pourtant je plaindrais vos chats ... Brisons là, mes amis : à demain!
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