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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 10:18
     Vous savez ce que sont les giboulées de mars : un coup de soleil trompeur, vous prenez votre chapeau de paille, vous sortez, un grand coup de vent vous emporte votre chapeau, le temps que vous le rattrapiez voilà de gros flocons de neige, quelques grêlons aussi pour parfaire le panorama, bref  c''est sous une grande rincée que vous rentrez à la maison, on ne vous y reprendra plus, c'est juré! Mais non, ne jurez pas ainsi, c'est le printemps qui vient, c'est comme ça qu'il s'annonce, il n'est pas encore sûr de lui, attendez un peu qu'il se fortifie.Bon, vous avez pigé je crois? (tant mieux pour vous, aujourd'hui je suis mal lunée, je ne répéterai pas deux fois). Alors si vous transposez cet ensemble aux alentours de thermidor-messidor, vous pouvez comprendre ce que je ressens. Oui, j'ai donné dans la métaphore dès le départ pour bien vous mettre en condition,  mais il ne s'agit pas tout compte fait d'une description climatologique faite sur le motif, comme on peignait autrefois avant le cubisme; il s'agit seulement de moi et de mes humeurs du jour. Et pardon de vous en parler en priorité, car finalement cela déteint sur la qualité de nos entretien, mes belins-belines : je ne vous aime pas moins aujourd'hui qu'hier, mais que voulez-vous! par moments c'est le soleil qui réapparaît, à d'autres les gros nuages s'accumulent, et je vous assure que même en prenant la précaution de ne pas sortir je vais prendre sur le moral les grands coups de vent et de froidure dont je me passerais volontiers. Et cela, sans la moindre intervention de la tonalité de ce que je contrôle ou retraduis pour l'édition américaine : au contraire, je suis en plein dans "Le Goûteur de Livarots", autrement dit la métaphore du livre transposé en fromage dans toutes ses hypostases, y compris l'odorat et le goût (la satire reste démolissante un max, mais puisque désormais l'émission-phare de la France culturelle a quand même sombré dans l'oubli après avoir régné en exclusivité pendant des décennies, l'attaque a nettement perdu de son acumen, et puis les jeunes générations n'ont sans doute pas eu l'occasion de vibrer dans une France en transe pour la grande communion du vendredi soir, tant pis, il faudra qu'elles se renseignent auprès des vieux). Donc l'humour grinçant, le sarcasme décapant du "Goûteur" (pas les siens, mais les miens à son égard, nuance) n'ont guère coloré de rose énergie mon humeur d'aujourd'hui : ils n'y ont pas réussi, les coups en vache ont été aussi efficaces que des ruades chevalines, bon, laissez-moi me mettre du sparadrap,  je suis sûre que j'aurai encore des marques demain. J'embrasse vos chats, vous je n'ai pas envie de vous embrasser aujourd'hui. Peut-être que demain ça ira mieux.

                                                                                          Lucette DESVIGNES.
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