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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 11:38
     Bon. Le défilé d'hier n'a pas été arrosé, malgré l'extension que j'avais fait aux Champs Elysées du temps mouillé que nous avions par ici. Pour la première fois, et, croyez-moi, sans être une fana des déploiements militaires, j'ai admiré que la perfection d'ensemble de chaque unité, pantalons, gands, shakos, bérets ou képis, épée ou balancement du bras, ait pu être aussi impressionnante que dans les évolutions massives des démonstrations venues d'extrême-orient, toujours si extraordinaires. Et les chevaux donc, si parfaitement beaux, si parfaitement semblables, si parfaitement dressés à circuler en serpentins... Mais je ne  veux pas vous parler du défilé : j'ai laissé mon histoire en plan sur le quai du métro Palais-Royal un matin de 14 juillet où je me rendais à Sceaux au Lycée Marie-Curie pour faire passer l'agreg aux admissibles femmes. J'avais cette petite robe en voile de coton rose très pâle et blanc, fermée par une douzaine de boutons devant, rose foncé et ronds comme des billes, qui faisaient tout le chic de l'ensemble. On annonce que la rame qui va s'amener ne s'arrêtera pas et ne prendra pas de passagers. Assez insolite comme annonce pour mobiliser l'attention - la mienne, non celle du public car j'étais toute seule sur le quai (insolite ça aussi). Et la rame annoncée de s'amener lentement, sans s'arrêter mais sans se presser, tous les wagons remplis de Saint-Cyriens en tenue (ah ces beaux plumets...) emmenés comme du bétail mais sans être trop serrés tout de même jusqu'au point de départ du défilé officiel, au Rond-Point sans doute. Naturellement, tous les yeux des cyrards fixés sur l'unique bonne femme sur son quai, juste au moment où j'éternue et fais sauter tous les boutons du corsage, maintenus par un seul fil ininterrompu,le haut de la robe s'ouvrant vastement, of course, les boutons transformés en projectiles. Je suis sûre que je ne suis pas la seule à me rappeler ce 14 juillet où avant de participer au  grand défilé les Saint-Cyriens avaient déjà eu leur petit spectacle - une petite gâterie pour les encourager, avec tout le temps voulu pour déguster le paysage au passage.J'ai eu juste le temps d'utiliser les deux épingles de nourrice que j'ai toujours dans mon sac pour refermer les ouvertures,  la rame suivante était pour moi, j'y suis montée comme un seul homme. Depuis je me méfie du voile de coton et des boutonnages devant : à toutes fins utiles je vous refile le tuyau, mes belines. D'autres se    rappelleront le récital Johnny Halliday à la date d'hier, moi je me rappelle le fait-divers vestimentaire d'il y a... belle lurette. A demain, j'espère qu'on se mettra pour de bon au travail, avec toutes ces festivités qui nous distrayent. Bise aux chats.

                                                                                              Lucette DESVIGNES.
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