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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 10:01
     Je vous avais tenus au courant, mes belins-belines, de mes angoisses et interrogations à propos de la première mention, trouvée dans les parages de mon fonctionnement blogueur quotidien, d'un blogrank au nom barbare affecté d'un chiffre menaçant, puisque  normalement après 12 vient 13 et que cela eût pu faire fuir de ma fréquentation les superstitieux surfant dans mes eaux. Après l'angoisse était venu l'apaisement : le 13 évité puis dépassé semblait s'éloigner dans les ténèbres douteuses du passé. Une fois    le 16 voire le 18 atteints un jour, je croyais pouvoir me reposer sur des lauriers en train de pousser timidement leurs branchages au-dessus de ma tête. Las, mes belins! Las, mes belines! Grandeur et décadence! Comme la roche tarpéienne est proche du Capitole! dirait savamment notre nouveau ministre de la culture. Pour ce qui me concerne, me revoilà dégringolée, je perds deux points comme à la bourse (mais à la bourse j'ai perdu plus que deux points, je vous l'avoue). Ici tout de même, je devrais progresser, piano mais lontano  et sano comme on dit dans les cuisines où se mijote la bolognaise dans les vapeurs de spaghetti. Eh bien non, je ne progresse pas. Je compte évidemment que beaucoup de mes fans sont partis en vacances, je les vois mal sur la plage se concentrant sur les personnages ou la climatologie de l'écriture romanesque. Et puis, après 205 séances, ils ont bien besoin de souffler un peu, je le conçois aisément. Un cheval s'ébroue longuement après avoir sué et soufflé "dans un chemin montant, sablonneux, malaisé" : pourquoi pas eux, pauvrets? Oh ce n'est pas à eux que j'en veux, croyez-le bien. C'est au Big Brother tapi dans l'ombre de mon blog, qui compte les appels, qui établit des statistiques. J'aimerais bien lui dire deux mots, à celui-là : qui d'abord lui a donné le droit de surveiller mes conversations? de numéroter mes ouailles? et surtout de me harponner d'un ton sévère, retranché derrière sa fonction officielle, donc sans la moindre compassion dans la voix, sans le moindre encouragement? Il pourrait au moins me dire, d'un petit air gentil et en choisissant ses termes (il devrait savoir que les mots comptent, pour moi, palsambleu!), qu'avec un petit effort je pourrais faire mieux la prochaine fois, que le beau temps d'été incite les gens à fermer leurs outils électroniques pour aller au muguet ou aux cerises, quelque chose de gentil, quoi! Mais non! La sentence tombe comme un couperet : je ne suis plus à 18, je suis à 16 puis à 15, ça baisse, ça baisse! Comment voulez-vous que je garde la confiance que Big Brother semble tout de même me conserver? Donnez-moi votre avis, vous les  fidèles, les tenaces, les sédentaires non partis sur les routes embouteillées. Cela vous coûte donc tellement de passer me dire bonjour dans la journée? A demain : je n'ose même plus vous le dire d'un ton de commandement. Bises et bisous, si cela peut vous attendrir.

                                                                                                   Lucette DESVIGNES
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