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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 10:40
     Je ne sais pourquoi il me revient en mémoire, par bribes (mais heureusement j'ai conservé dans l'oreillle son accent gouailleur, à la fois cynique et hurluberlu), un morceau d'un monologue de Robert Lamoureux, une de ces choses qu'il vous dévidait sans même reprendre haleine, sans un bredouillement, comme si ça coulait vraiment de source. Des bribes, oui, mais savoureuses. "Faut en profiter pendant qu'elle est bien fraîche, c'est pour ça qu'on a fait tout de suite tailler une belle culotte de velours pour la grand-mère. Là-dessus on arrive à Alès, dans le Gard : ni l'un ni l'autre qu'était là!"... Et ça continue comme ça des minutes d'affilée, en pince sans rire, un récit sans queue ni tête plein d'associations de mots, d'allusions, de raccourcis, où même les pieds à Dupont jouent leur rôle puisqu'on le reconnaît juste à c ause de leur odeur. Je suppose, à m'interroger sur cette réminiscence qui vient de loin - imaginez : papa, maman, la bonne et moi, si c'est vieux... -  qu'elle est remontée brusquement à cause du "pendant qu'elle est bien fraîche". Les méandres du subconscient sont profonds, mes belins-belines, et aussi mystérieux et impénétrables que les voies de Dieu. Pourtant, j'ai ma petite idée là-dessus.Je m'étais approchée de mon clavier d'ordi - désormais inscrit au premier rang de mes activités du quotidien, tout de suite après les soins aux chats, nourriture, boisson, sable etc. etc.,( y compris les précautions à prendre pour ne pas manifester d'amitiés trop délirantes aux uns pendant que les autres regardent et verdissent de jalousie) - avec cette impression roborative que je me sentais bien, que j'étais encore aujourd'hui en pleine possession de mes moyens (non seulement intellectuels : vous savez bien que s'il y avait doute à ce sujet je cesserais tout commerce avec vous afin de vous laisser un souvenir intact et non dégradé, mais encore physiques, pas de tassement de vertèbres, pas de mal de dos, pas d'allergies, pas de mal de dents, pas de pessimisme indû - je vous parlerai de mon pessimisme une autre fois, très bientôt donc, pourquoi pas?) - bref présente à cent pour cent, prête à bien travailler pour vous et pour moi dans les douze heures à venir (les 35 heures, moi,connais pas). Pendant qu'elle est bien fraîche - c'était ça, probablement. Ce qu'on dit au Canada : toute fraîche et la queue en panache, c'est plus imagé que "fraîche comme une griotte" pourtant agreste et sypathique, ou comme dit mon frère, "fraîche comme une bouse" (je lui laisse la responsabilité de la comparaison que naturellement je récuse pour moi, j'en reste à la griotte ou à la queue en panache). En tout cas, vous voilà informés : je suis peut-être en pleine fraîcheur, mais mon espace touche à sa fin, je me hâte donc de conclure en vous envoyant un peu de cette fraicheur au milieu de ces vagues de chaleur un peu  virulentes parfois. J'espère en conserver assez pour démarrer demain en pleine forme sans tous ces préliminaires. A demain, la bise!

                                                                                                      Lucette DESVIGNES.
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commentaires

B
Amusante coïncidence aujourd'hui -pour moi- entre ton évocation d'une expression canadienne et le début d'un séjour de notre "petite-fille" Cécile partie pour six mois dans ce grand pays dans le cadre de son cursus à Dauphine.<br /> Très affectueusement
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