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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 12:57
     Oui, tout est prêt.   Le couvert est mis, pour une arrivée dans l'après-midi, vers 15h, 15h30. Qu'ès aco? Trop tard pour déjeuner, trop tôt pour dîner, trop tôt pour le thé : sont donc prêts et le salé et le sucré. A la demande : c'est encore le mieux. Je me transformerai en accorte serveuse de MacDo (vous savez, ils en ont aussi qui sont accortes sans être de la première fraîcheur, je peux donc prétendre rentrer dans cette catégorie - second choix, dites-vous?  A quatre pas d'ici je vous le fais savoir...). Les petites jattes sont prêtes, les soucoupes sont prêtes, les assiettes garnies sont prêtes,  il n'y a que les bocaux d'oignons grelots et de cornichons que je ne peux arriver à ouvrir, après tout les invités pourront bien mettre la main à la pâte quand ils seront là. Les aiguillettes de poulet baignent dans le champagne, avant la crème et l'estragon, la crème renversée est déjà servie en portions toutes prêtes - style MacDo, puisqu'on vous le dit, n'obligez pas à tout répéter tout de même!). Les pintades sont dignes d'être resservies, c'était juste un faux-mouvement il y a deux jours, les vitamines sont au rendez-vous pour compléter, le pain aux cinq céréales est juste comme il doit être. Je vous dirai demain si tout a été conforme aux espérances des uns et des autres. A propos de pain, je dois vous dire un aspect de la vie canadienne de l'ouest d'il y a trois bonnes décennies (ont-ils changé? Pas impossible). Mon amie se met en tête d'inviter trois copines pour la Saint-Valentin, une journée de filles dont j'ignorais le premier mot. Pendant plus d'une semaine, j'entends parler de recettes de pain, aux noix à l'ail à l'oignon à l'échalote à la banane aux mûres à la noix de coco, je flaire que l'indécision est grande, sans pouvoir aider (car quand on me demande de quelle recette je me sers pour la Saint-Valentin je ne peux que répondre que je vais chez le boulanger - ah! soupire-t-on, quelle chance, ces Françaises!). Je me demande, moi, ce que va être ce menu de fêtes exceptionnelles d'où les mâles sont exclus, mais je n'entends parler de rien. Je sens qu'on m'en veut quelque peu de ne rien vouloir partager du souci alimentaire, alors que notre réputation nationale est si bien établie. Finalement, la fabrication du pain aux épices occupe toute la matinée, et une demi-heure avant 'l'arrivée des bonnes amies sans doute alléchées par l'invitation mon amie ouvre une boîte de thon  pour l'entrée, une boîte de corned beef comme plat de résistance, une boîte de maïs en grains comme légumes, une boîte d'ananas au sirop pour le dessert. Sans nervosité apparente, donc non prise de court par les tâches boulangères trop accaparantes. Tout était sans doute conforme au plan prévu dès l'origine. Cette fois-ci je n'ai pas eu droit au gâteau qu'elle me réserva pour mon anniversaire : choucroute enrobée de chocolat avec glacis de rhubarbe et un coulis de framboise. Le gamin ne s'était jamais autant régalé de sa vie. Mon baba au rhum, à moi, fait minable à côté, tant pis! A demain, j'espère avoir du temps pour vous, entre le musée des Beaux-Arts et la chartreuse de Champmol. Les caresses pour les chats, en vitesse please!
                                                                                         Lucette DESVIGNES.
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commentaires

M
Sur son blog, notre Cécile ne cesse de décrier la cuisine canadienne. Elle ne "s'est régalée" qu'une seule fois, au… restaurant chinois !
Je vais lui adresser ton propos d'aujourd'hui.
Très affectueusement
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