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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 10:10
     Vous n'avez aucune idée, non, aucune idée, mes belins-belines, du plaisir qu'un commentaire peut me faire. Je le découvre comme un bonbon enveloppé de papier brillant et coloré, vous savez que c'est un bonbon donc que cela va être bon à savourer et déguster en prenant son temps (ça c'est la théorie : avec moi les bonbons passent tout de suite dans l'oesophage, tant pis pour mes papilles) mais vous ne savez pas ce que ça va être - chocolat, pâte de fruits, praliné, ganache comme on dit volontiers maintenant pour ces préparations sophistiquées, pas toujours immortelles d'ailleurs dans le souvenir, des maîtres chocolatiers de notre temps. De quoi se régaler, de toute façon. Tout pareil un commentaire (j'emploie ce jargon paysan du XVIIIème parce que je suis plongée dans l'"Histoire de Colombe" où de temps en temps le jargon paysan du XVIIIème va apporter sa couleur) - oui, tout pareil un commentaire : vous le découvrez petit à petit comme si vous défaisiez l"'emballage brillant, vous le lisez comme si vous vous le mettiez sur la langue, vous l'y laissez le temps de lire, de relire, de rerelire, ah que c'est bon! Puis comme de juste vous regrettez que ce soit fini si vite. Mais vous pouvez tout de même le rerererelire si vous y trouvez plaisir, c'est là le gros avantage sur le bonbon qui une fois avalé n'a plus de goût. Je parais démarrer notre semaine sous les auspices de la gastronomie, mais c'est justement parce que le commentaire reçu faisait allusion à mes "Contes du Vignoble" et au plaisir qu'on peut avoir à les goûter : on s'y croit davantage au milieu des vignes qu'en étudiant un docte traité d'oenologie. A propos de vignes et de patronymes (puisque le mien  se prête à la confusion) je suis étonnée de recevoir tant de clins d'oeil d'outre -Atlantique, avec photos de famille éventuellement, démontrant la facilité avec laquelle ce nom a pu évoluer en quittant l'hexagone (même en des temps où on n'avait pas la géométrie si prompte à l'emploi): même lorsque le nom se retrouve entier et non déformé phonétiquement ou orthographiquement, j'imagine que le père fondateur a été un pauvre hère poussé hors de son Morvan natal (le nom ayant surgi d'abord sur les pentes du Beuvray) par la grande misère, sans doute vers la Louisiane où il pensait trouver une terre d'accueil à la française, sans bien sûr que je puisse dire voire imaginer quoi que ce soit de son périple hors espace Schengen. Je ne fournis donc point de renseignements généalogiques valables, sorry sorry. Il semble pourtant que via internet j'aie pu établir des contacts en anglais (ne comparons point celui que j'écris avec celui dans lequel on me répond...il y aurait trop à dire et vous ne me croiriez pas) mais je doute que le commerce par-dessus l'océan puisse être durable et fructueux. Donc, mes belins-belines, pour les commentaires c'est à vous de jouer, à vous de faire. Je suis toute en attente de vos bonbons enveloppés de papier brillant et coloré. Bise à vos chats!

                                                                            Lucette DESVIGNES.
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