Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:18

     Bon, ça va, j'ai compris. Vous allez vous mettre à me bouder si je continue à vous entretenir des Eastenders dont vous vous moquez totalement, n'est-ce pas? Parfait. Voilà ce que ça va faire comme différence pour moi : le même silence qu'avant les foins va entourer ou accueillir mes propos, les seuls auditeurs-lecteurs (siégeant naturellement de droit parmi mes belins-belines chéris) qui se manifestent de temps à autre étant tout prêts à accepter de moi tout ce que la fantaisie de mon inspiration veut bien m'accorder d'exprimer au jour le jour. Autrement dit, pas de différence pour moi même si la bouderie s'installe collectivement dans vos rangs. Donc, vous faites ce que vous voulez, à l'intérieur de l'espace Schengen on peut se croire encore en pays de liberté, libre à vous. Mais j'aimerais, avant de quitter complètement le sujet Est de Londres (après tout, vous regardez bien avec intérêt des docu de voyage sur la Thaïlande, les Iles Fidji ou les Malouines où vous n'irez jamais et qui se situent aux antipodes de vos connaissances en matière de culture étrangère, alors pourquoi pas moi et mes Londoniens de l'Est? Si vous évoquez mon absence de talent pour la narration,  certes je dois faire silence,  mais je crois surtout que vous regrettez les images du petit écran qui facilitent l'absorption somnolente de sujets sérieux, et tant pis pour vous si vous n'avez pas encore vu que mes sujets sont des sujets sérieux, à moi aussi) avant de quitter l'Est de Londres, donc, j'aimerais glisser un mot sur la mode féminine. Puisque la série suit méticuleusement le déroulement du temps, je dois croire que la mode est celle de notre aujourd'hui. Je vous la décris ici dans sa variante londonienne : caleçon blanc jusqu'aux chevilles,  à partir de la taille une corolle renversée de volants raides fuchsia ou vert pousse d'oignon  dont le bord arrive à mi-cuisses, le haut d'une autre couleur sans manches, révélant les tatouages du haut des bras (et bien d'autres choses aussi que je n'ose pas dire : pas besoin de plonger pour être noyé), l'essentiel du top étant qu'un maximum de peau soit exposé à l'air et que le tout semble posé par-dessus un maillot de bain dont on doit absolument voir les bretelles, naturellement d'une  couleur qui tranche sur tout le reste, orange ou pamplemouse le plus souvent. Le fin du fin c'est de nier que le top existe : ainsi il n'est suggéré que par un col genre Danton fixé dans le vide par deux boutons juxtaposés, droite et gauche, arrimés comme ils le peuvent sur un bout de soutien-gorge ou ce qui en tient lieu. Quand il y a une célébration pakistanaise, la beauté des saris, des voiles de tête et d'épaule, la splendeur des coloris des soies - vert d'eau, nuage, vieil or, rose tyrien, citron clair... - vous fait regretter de ne pas être rattaché à cette civilisation-là plutôt qu'à l'autre... Voilà, c'est est terminé pour le Londres que Dickens ne reconnaîtrait pas, je vous l'assure. On va aviser pour le reste maintenant, comptez sur moi (d'ailleurs dans cette série, pas un chat ici ou là,  je vous demande un peu! J'aurais bien dû m'en aviser plus tôt). La bise aux vôtres pour tout rattraper. A demain.

                                                                                         Lucette DESVIGNES.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens