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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 09:09
     Le 1er mai, on chôme, la nation toute entière et pas seulement les millions de chômeurs (qui eux voudraient bien travailler, mais macache, leur dit Mme Lagarde, macache bono bono bezef, parce qu'elle a repris les expressions du défunt colonialisme gaulois si poétique, celui qui avait adopté Y a bon banania comme devise et moyen essentiel de communication) on chôme, sauf moi bien entendu. Puisque c'est mon anniversaire, et que j'ai commencé ce jour-là une existence laborieuse (même au biberon, il paraît que je faisais déjà du forcing). C'est paradoxal, je vous l'accorde, mais c'est ainsi : pour moi la fête du travail c'est la glorification de mes tâches, ce n'est pas leur arrêt. Même conception - discutable, je vous l'accorde également, mais dans la même mouvance - du repos du dimanche : c'est un jour de grande production chez moi parce que nulle interruption ne vient contrarier le cours de mes efforts, je peux traîner en pantoufles et en robe de chambre, personne ne viendra y voir, non personne n'osera. Même les élagueurs ne viendront pas troubler le flux de mes méditations, eux qui viennent me proposer leurs services  deux ou trois fois par semaine, toujours à seule fin d'étêter mon épicéa de Norvège du fond du jardin (depuis la rue ils l'aperçoivent à peine, ça ne fait rien, ça leur donne un sujet de conversation, je soupçonne certains d'entre eux d'apprécier la manière souriante mais inflexible dont j'accueille leurs propositions, il me semble en effet les  reconnaître d'un mois à l'autre). Bref le dimanche est jour de plein labeur; je pense à la mère de Colette qui occupait le temps de la messe hebdomadaire à dressser dans sa tête la liste de ses tâches urgentes (je ne suis pas sûre que ça ne se passe pas comme ça encore de nos jours, il y a certainement des mères de famille qui se traînent à la messe parce que leur progéniture n'a pas encore fait sa première communion mais qui aspirent au moment où ça sera derrière elles - progéniture et mères -  pour pouvoir une fois dans la semaine se reposer au lieu de se mettre sur son trente-et un pour l'occasion et tâcher, en plus, de ne pas être trop en retard). D'ailleurs, même le    ronronnement pétaradant des tondeuses à gazon ne vient pas gâcher la paix du dimanche, elles se sont suffisamment exercées la veille aux heures de sieste pour se détendre aujourd'hui,il n'y aura peut-être même pas les odeurs de barb-Q à redouter ce soir, elles ont elles aussi sévi suffisamment fort en graisse brûlée et barbaque abîmée, la fureur des flots est sans doute calmée alentour. Ne me plaignez pas de ne pas m'arrêter : je fais comme les routiers d'autrefois, je roule pour vous, même si la formule est tombée en déshérence."Qu'est-ce qu'elle ne va pas nous mitonner pour demain? "êtes-vous en train de vous  demander in petto. J'apprécie au passage votre impatience et vos trépignements de curiosité, mais je ne vous dirai rien. A demain, mes belins-belines, bises à tous.
                                                                                     Lucette DESVIGNES.
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