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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 09:33

     Il y a bien longtemps que je ne vous ai parlé de Pinget (pas rien  que de lui, d'ailleurs : le biotope, le personnage,voilà aussi de magnifiques sujets qui sont loin d'être épuisés, mes belins-belines, et dans lesquels nous nous vautrerons derechef à la première occasion; laissez-moi simplement souffler un peu, la rentrée n'est pas encore effectuée dans les écoles, on en ferme même à tour de bras, alors imaginez ce à quoi vont ressembler les programmes en fin de trimestre, j'ai donc bien le droit de prendre un peu de laxisme avec nos objectifs - d'ailleurs si je vous posais la question de manière abrupte, du genre : "Pouvez-vous nous énoncer les objectifs de votre blog préféré?", je ne suis pas sûre que je récolterais beaucoup de réponses satisfaisantes, enfin passons). Pinget, donc ; vous savez combien je l'aime, et sans doute lui fais-je régulièrement du tort en ne citant de lui que ses emphases devant le nombre. "Des souvenirs, en a-t-on, en a-t-on!" - il est évident que pour moi cette simple expression ravie m'ouvre tout 'larrière-plan de son oeuvre, mais je crains que tronquée ainsi cette phrase ne vous le fasse évoquer, si vous ne le connaissez pas, comme un radoteur bafouillant du style Mac Mahon (vous savez : "Que d'eau! que d'eau!" devant la Seine, je crois - et même si c'était de la mer qu'il était question, l'éloquence n'en serait pas plus convaincante). Je crois me rappeler - dans le dédale de mes déplacements labyrinthiques j'ai parfois quelque peine à m'y reconnaître, oui mes belins-belines, même moi - que Pinget devait aujourd'hui amener en douceur le sujet des souvenirs d'enfance. Oui, c'est bien cela : ceci pour vous annoncer que je mets en forme mes souvenirs de collège devenu lycée, six années comme élève, par la suite dix années comme prof. L'envers et l'endroit, la scène et les coulisses, pile et face, victime et bourreau (ce dernier contraste proposé selon la vision traditionnelle des parents d'élèves : foin du défunt "Qui aime bien châtie bien", lequel a formé des générations de gens solides! à la place, un enfermement carcéral où les tortionnaires s'en donnent impunément à coeur joie, heureusement que les parents sont bien armés, ils peuvent venger les chères têtes blondes à coups de poing, de bistouris, voire d'armes à feu). J'ai donc été, selon cette vision subjective, d'abord victime ensuite bourreaui. Ah! les beaux souvenirs... Je les mets en forme, un jour peut-être je vous en ferai part. A demain, caresses à vos minets et minettes.

                                                                                                   Lucette DESVIGNES.

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