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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 11:28
     Non, mes belins-belines, l'admiration que je signale ici n'est pas à moi destinée! Elle va au technicien qui vient de mettre en ordre sur mon PC près de deux cents pages en désordre. Même moi je finissais par ne plus y retrouver mes petits (et pourtant vous savez si j'ai l'instinct d'une mère chatte). Des titres de chapitres, des sous-titres, des noms de personnages, des dates... Pendant quelques mois je faisais front, 25 pages de ci, 48 de là, ici un paquet non numéroté parce qu'il était flottant et que sa fonction était de rattacher deux morceaux déjà rédigés, un peu plus loin un groupe fermement constitué, bref , du texte imprimé avec pagination, puis du texte imprimé sans pagination, puis des paginations partielles, puis des paginations erronées (moi et mon sens du nombre!)... En tout une catastrophe : je ne me retrouvais chez moi que par petits bouts, et quels efforts vains pour avoir une idée d'ensemble! Bon, c'est remis en ordre. J'ai passé tout un week end à bricoler le raboutage, pages mises au crayon, portions tapées deux fois, décalages aussi incompressibles que le haut personnel des ministères qui pèsent sur nous comme un couvercle (c'est Baudelaire qui m'a soufflé ça, mais son spleen était mille fois moins lourd que nos budgétivores installés à perpète et lui coûtait moins qu'à nous), rectitude chronologique à bien vérifier..A constater le résultat de mon acharnement (la vraie patiente obstination des imbéciles) une seule solution s'imposait : appeler la technique à l'aide. Et lui, mon technicien, plus à l'aise devant l'écran que moi avec une tasse de thé à la main, en deux coups de cuillère à pot il m'arrange tout ça. Exactement comme s'il avait pondu toutes ces pages, qu'il connaissait leurs articulations, qu'il savait où rabouter quoi... J'en aurais pour un peu pris ombrage, voyez-vous, de voir pareille aisance alors que je barbotais misérablement au milieu de ce chantier. Question de métier, me disais-je pour me consoler... C'est vrai : il n'y a qu'à laisser faire le temps . Donnez-moi une vingtaine d'années de pratique, et je ne craindrai plus personne. A demain,bises aux chats.
                                                                                                Lucette DESVIGNES.
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