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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 10:03
     Je vous l'ai déjà adressée, cette phrase célèbre dont, vous le savez et je le reconnais, je ne suis point l'inventeur (pas de E au bout s'il vous plaît). C'est qu'elle dit carrément ce qu'elle veut dire. Vous m'aimez, donc vous me suivez où que je veuille vous entraîner, Panache blanc, Montjoie et Saint-Denis, Tirez les premiers Messieurs les Anglais, Allez les petits : tous les tons sont permis, pourvu qu'ils soient marqués par l'enthousiasme, le sens du devoir, le panache de la gloriole. Moi j'aurais plutôt tendance à vous dire : "Vous me suivez, oui ou non?", mais ça fait nettement moins classieux, c'est pour cela que je m'abrite derrière l'éclat des autres cris de guerre, j'en récolte toujours quelque reflet au passage. Oui, vous me suivez, à vos risques et périls : si vous vous ennuyez, tâchez je vous prie de ne pas ronfler trop fort, vous avez des voisins de cours qui ont peut-être envie d'écouter. Ou alors vous ne m'aimez pas - oh ça arrive, oh que oui, oh je le sais bien, c'est là un sport que je pratique moi-même trop allègrement pour vous en priver,  oh comme je vous comprends! - et donc vous ne me suivez plus. C'est bien facile, vous utilisez votre web à d'autres fins, je ne saurai même pas si vous m'avez abandonnée en cours de route. Vous voyez un peu comme vous êtes libres, mes belins-belines. Donc, tous ceux qui m'aiment, écoutez. On va commencer une nouvelle semaine, de six jours cette fois, donc nous savons tous qu'il y aura une pause au bout du bi du bout du banc, ça ne fait pas si mal dans le paysage tout compte fait, regardez les grandes toiles du XVIIème, Poussin et tous les autres, vous avez vu comme les personnages se ménagent des temps de repos, ils dorment, ils font la sieste au milieu des moissons, ils rêvent au bord des sources et fontaines, ils se désignent les uns aux autres d'invisbles choses sur l'horizon lointain, ils prennent leur temps, ils devisent tranquillement, ils sont contents les uns des autres - je me demande bien au nom de quel credo inconnu on nous obligerait, nous, à aller plus vite que la musique! N'est-ce pas agréable,  cette espérance - devenue désormais certitude - d'une trêve dominicale en fin de parcours? Vous aurez ainsi, mes belins-belines, toute une grande journée pour repasser l'enseignement de la semaine, pour votre phase de méditation personnelle, pour la digestion des leçons morales, grammaticales, philosophiques, littéraires ou dramatiques prodiguées dans les six jours antérieurs. Je me sens pour ma part bien soulagée : ce que je vous offre pour votre culture est si pesant six jours de suite que je me fais souvent l'effet d'un tortionnaire à votre égard, vous accablant du poids de mon inexorable science incapable de se mettre à votre portée. Dorénavant, avec un jour pour repasser vos notes, l'enseignement sera moins indigeste. Oh comme je suis heureuse de ce nouvel emploi du temps! Il ne peut que vous être bénéfique, mes chères ouailles! Oh comme nous allons bien travailler! Bises aux chats - ça, ça n'a pas changé, vous l'avez déjà deviné.
                                                                                                         Lucette DESVIGNES.
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