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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 10:53
     C'est l'heure des bilans. Au moment où on compte ses sous pour faire remplir sa cuve de fuel (sauf si on se chauffe aux rayons du soleil : je me demande bien si la réserve accumulée pendant les beaux jours peut vraiment  se mettre au service de nos frissons hivernaux, je sais bien qu'on n'arrête pas le progrès mais je demeure sceptique); au moment où on met en terre les bulbes qui devraient en théorie enchanter nos premiers pas de printemps au long de nos plates-bandes; au moment où on plante avant les gelées des vivaces qui - toujours en théorie - seront bien mieux enracinées en avril que si on ne les mettait en place qu'alors (et c'est de la blague, cette prétendue précaution de gens sérieux : toutes les vivaces que j'ai, scrupuleusement, plantées avant la Toussaint se sont, scrupuleusement, mises d'accord pour ne pas manifester la moindre reprise au moment où la sève explose de partout, comme on dit à Lyon, si bien que depuis plusieurs années déjà je refais l'acquisition des mêmes espèces, lesquelles, livrées à l'époque du vernal sortilège, profitent merveilleusement - vous me direz que si je ne tire pas la leçon de cette précaution inutile, comme dirait Beaumarchais en sévillan, c'est que je suis inaméliorable et je crois bien que vous aurez raison, puisque cette année encore je me suis fournie en vivaces qu'il me faudra remplacer dès les premiers beaux jours, mais que voulez-vous! il faut me prendre comme je suis, je le suis depuis trop longtemps pour pouvoir espérer changer quelque jour); au moment où, toujours du côté du compte des sous, on se demande si on n'a pas mal fait de prévoir une petite sortie en Italie au lieu de faire repeindre la cuisine qui en a tant besoin; au moment où, à un autre niveau, nos dirigeants font leurs comptes eux aussi, grattent les fonds de tiroirs, retournent leurs poches, prennent des mines piteuses pour porter à notre connaissance qu'ils n'ont plus un radis à nous distribuer, ne cherchons pas, c'est l'heure des bilans. Et une fois que vous avez retiré les parachutes dorés et les profits incompressibles des actionnaires d'un côté, les logements luxueux des ministres et leurs multiples avantages de l'autre, les frais de gestion de l'appareil gouvernemental avec ses missions et ses dessous de table, c'est bien évident qu'il ne reste plus rien. C'est donc le moment de la charité et non des demandes de justifications.
Fermons-la, les copains! Les dirigeants tendent leur sébille, ne passons pas en détournant les yeux. Et le bon coeur, alors, messieurs dames? Un bassinet, c'est fait pour cracher dedans, n'est-ce pas? Donc, crachons au bassinet, puisque c'est la saison des impôts.Je partirai quand même pour quelques jours dans les Pouilles, dès vendredi donc je vous ferai défaut (savez-vous que j'y prends goût?). Je vous dirai au retour si c'est aussi pouilleux là-bas que chez nous. A demain! Bises aux chats.

                                                                             Lucette DESVIGNES.
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