Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 09:15

 

 

            7 millions et plus de téléspectateurs l’ont regardé écouté entendu – c’est ce que je viens d’apprendre   aux nouvelles de midi,  moi je ne faisais pas partie du public. D’abord je n’avais pas su que le monsieur venait se faire admirer, ensuite même si je l’avais su je n’aurais pas tourné le bouton pour grossir les foules avides de le contempler, car j’aurais craint de passer mes colères sur mon poste de télé et au moins de me faire mal à force de ravaler l’adrénaline (vous savez, la substance naturelle qui pousse les tennismen à tout d’un coup serrer des poings et taper du pied ; il paraît que c’est bon pour leur rapidité de réflexe et la force de leur coup de raquette, mais ça ne doit certainement pas être bon pour l’organisme, en tout cas je craindrais pour l’équilibre du mien).  Donc pas de spectacle DSK,  mais les news de midi me résument la chose. Il a fait une erreur, dit-il, et il va s’en mordre les doigts longtemps (mais il ne précise pas où elle se situe cette erreur : a-t-il eu tort de rester silencieux trop longtemps ? a-t-il eu tort  de ne pas assez payer cette femme peuhle pour qu’elle se taise ? a-t-il eu tort de sortir de la salle de bains sans s’être habillé, car s’il n’avait pas été tout nu cette femme peuhle ne lui aurait pas sauté dessus sauvagement ? Bref il y en a des erreurs qu’il a pu faire, mais il nous laisse dans l’incertitude, c’est là tout le flou artistique du personnage). Donc lui a commis une erreur, mais elle a menti sur toute la ligne : c’est cet ensemble d’ignobles mensonges qui le rend blanc comme neige par contraste (car si on prend le contre-pied de ce qu’elle dit qu’il lui a fait, on a en clair la vérité de ce qu’elle lui a fait, ça me paraît la logique même). Le voilà donc autorisé à porter plainte, et en même temps quelle gloire de se sentir reconnu dans le monde entier comme le centaure, l’homme à femmes, le disciple à Priape, l’homme de l’inassouvissement perpétuel ! C’est fort de cette auréole qu’il dit vouloir délaisser les fonctions officielles  il va soigner ses blessures morales, celles que cette femme peuhle a taillées dans sa réputation. Ce que j’aurais voulu voir, moi, c’est le public intime admis en petit nombre autour de lui. Heureux, soulagés, épanouis – on leur a rendu leur drapeau, leur dignité, leur noblesse… Je suis sûre que plusieurs d’entre eux devaient s’essuyer les yeux.

Partager cet article
Repost0

commentaires