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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:37

 

 

 

           

 

            Oui, il faut attendre le résultat de l’enquête officielle puisque nous avons dépêché sur place le ministre ad hoc et le chef des armées (mais sauront-ils la mener, cette enquête ? nous livreront-ils des résultats non truqués ? la question – la double question – est posée). C’est vrai : on ne peut se prononcer tant qu’on ne sait pas pourquoi ce soldat afghan  a tiré en sauvage sur ses camarades français (c’est bien le garçon le plus doux, le bon gros martyr de « Full Metal Jacket » qui tue dans un accès de folie, lui qui a essuyé les rebuffades et raffinements de torture de chaque instant par son sergent-instructeur américain – vivre dans ces enfers d’entraînement à la tuerie doit bien finir par vous déranger le ciboulot). On ne sait pas non plus  s’il était un Taliban infiltré, ni s’il réglait un compte totalement privé. Il faut savoir. Mais qu’on ne fasse pas dépendre la décision finale du résultat de l’enquête, ni qu’on oriente celle-ci vers l’apaisement des esprits !  Voilà un pays qui est en guerre contre les uns, ou les autres,  ou  les diverses factions qui le déchirent depuis près de trente ans, et certes je ne veux pas dire que les civils s’y sont habitués (les malheureux traînent leur misère au milieu de toutes les privations et de tous les dangers depuis la même période), mais il apparaît de plus en plus nettement que la présence des étrangers sur leur sol ne fait qu’envenimer, compliquer, aggraver leur situation sans du tout faire s’esquisser à l’horizon la moindre promesse d’une amorce d’une solution de leurs maux. Le Viet-Nam, l’Algérie sont pourtant des exemples suffisamment douloureux et déplorables pour qu’on les garde présents à l’esprit quand on médite sur ces conflits vénéneux finalement inguérissables. Les conditions de survie des populations ne seront pas pires après le départ de ces troupes de soutien, de formation et d’encadrement qui se sont insérées là-bas comme des furoncles : les furoncles disparus,  les autochtones  trouveront d’eux-mêmes les pansements pour leurs plaies. Et s’il n’existe aucun traitement… eh ! bien les occupants de « protection » venus instaurer la démocratie n’auront pas de regrets à avoir : ce sera déjà un grand bonheur s’ils réussissent à ramener leur peau au pays.

 

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