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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 11:37

 

            S’il y a une chose dont j’ai horreur aux USA, entre autres choses que je n’aime guère à des niveaux et sur des territoires différents, c’est bien ce qu’on y appelle les « commercials », autrement dit la pub, qui saucissonne allègrement tous les spectacles télévisés. Le public  américain n’a guère l’air d’en souffrir ; il s’occupe pendant les interruptions (pop corn, saucisses, glaces…), exactement comme chez nous autrefois dans les salles de cinéma, avec le traditionnel « Caramels ? esquimaux ? chocolats glacés ? ». A cette différence près que chez nous l’interruption se faisait une seule fois par séance, et en quelque sorte pour séparer sans dommage une première partie sans grand intérêt du « grand film » plat de résistance. Là-bas on admet paisiblement que le découpage puisse se faire en trois ou quatre fois dans la chair même d’un spectacle, et tout    aussi béatement si l’interruption se fait  juste à un moment essentiel ou palpitant du récit. On attend que ça se passe … - et si certes c’était la norme aux temps héroïques de la télé anglaise, où un délai d’un quart d’heure, sans rien sur l’écran, permettait d’aller confectionner et distribuer l’ovomaltine familiale à siroter dès la reprise de l’image, soixante ans plus tard on a pris d’autres rythmes et d’autres exigences. Je n’ose pas dire qu’ici on bout d’impatience, qu’on s’insurge contre cette tyrannie de la pub reine : si les chaînes ont recours à ce financement pour tenir le coup, c’est bien qu’au terme de tous les débats passionnés qui ont tâché de trouver un gentleman’s agreement entre la culture et le profit, le profit s’est imposé inébranlablement. Même, sûr de prévaloir, il prend de plus en plus de place dans un quotidien où les niveaux culturels s’enfoncent régulièrement : c’est donc qu’il tient la réaction hypothétique du public pour absolument sans incidence sur la fréquentation de la chaîne. Une chaîne sérieuse comme LCI par exemple, a longtemps dit non à la pub, puis l’a limitée à la présentation de ses programmes télé personnels, ce qui était de bonne guerre, avant de s’ouvrir à la libre invasion de la pub sous toutes ses formes. Une restriction toutefois : la classe des « réclames », non point éparpillées sans goût ni tenue, mais aussi « intellectuelles » que possible, ce qui change de la vulgarité des étalages de certaines chaînes - et  hélas ! c’est ce à quoi je vous ai conviés hier soir si vous êtes allés voir Downton Abbey…Je plaide non coupable,  mes belins-belines ; j’ai tant souffert aussi…

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