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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:46

Mea Culpa du N°956 : lire « timonier » et non « timonnier » Contrite, contrite, contrite… d’autant que j’avais déjà fait la faute une ou deux fois. Horreur…

 

            La sagesse populaire (qui sans doute d’ailleurs tire son autorité d’autres sources : je me demande même s’il n’y aurait pas là une formulation biblique, mais je me trompe peut-être) décrète avec sérénité que « la famille, on la subit ; les amis, on les choisit ». Sans déclarer la guerre à la famille bien entendu – on n’est pas obligé  de haïr sa mère comme Simenon ou Hervé Bazin l’ont fait – ni avoir à trancher entre vivre dans les bouillonnements parfois féroces du milieu familial et la rupture plus ou moins sanglante, plus ou moins définitive avec lui, on est bien amené à reconnaître que les contacts avec les amis réservent souvent plus d’agréments que les réunions de clan parfois ressenties comme de véritables corvées. Avec les amis, surtout si vous savez gérer dès le départ leur sélection et les terrains d’entente, on peut passer des moments remarquables de légèreté et de liberté. Est-ce parce qu’à l’arrière-plan vous sentez qu’il y aura toujours une porte de sortie, qui pourra se faire discrète si besoin, sans trop d’explications à fournir ? Je ne pense pas que cet arrière-plan, qui certes fait partie du panorama global, ait une réelle présence dans l’abandon aux plaisirs de l’amitié.  « Parce que c’était lui, parce que c’était moi… » Il y a bien d’autres exemples que Montaigne et La Boëtie, mais les atomes crochus fonctionnent parfois de manière miraculeuse, étonnante, impériale. Sans doute avec moins de passion ou d’exigence, les amitiés à l’intérieur d’un groupe se construisent aussi, solidement, fidèlement, laissant tout naturellement de côté les pesanteurs des existences quotidiennes pour ne se nourrir que d’un même intérêt : la pratique musicale, l’amour du cinéma ou du théâtre, la littérature, le vélo, les randonnées…Les retrouvailles régulières (et autour d’une bonne table et de bons vins ça ne gâte rien) permettent la connaissance, l’estime, la sympathie sous toutes ses formes et dans toutes ses nuances. Je plains les gens qui ne peuvent compter l’amitié et les amis parmi ce que les Anglais appellent « leurs bénédictions »…

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