Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:00

Il y a quelque temps, mes belins, mes belines,

Je vous ai informés qu’à de certains moments

Sans les  étiqueter d’inspiration divine

J’écrivais en alexandrins tout bonnement.

C’est un peu comme si je chantais : j’imagine

Que vous êtes charmés par ces roucoulements.

 

Si par hasard vous ne l’êtes pas, je confesse

Que j’en suis bien marrie, désolée, oui ma foi –

Mais que cette alexandrinite ne me laisse

Aucun répit lorsqu’elle s’empare de moi …

Echec total si je lui brandis ma sagesse :

Sur mes protestations elle impose sa loi.

 

Autrement dit, désir, caprice, préférence,

De votre part seront  nuls  et non avenus.

Quel que soit votre ton - colère ou insolence,

Supplication, menace, ou humour mal venu -

Lorsque la maladie sur mon clavier se lance

Je ne lui peux opposer qu’un front de vaincu.

 

Il me faut en passer par ce qu’elle m’ordonne

(Vous savez ce que c’est qu’obéir, mes belins ?)

J’obéis donc – dès lors elle m’a à la bonne,

A condition que j’écrive en alexandrins

Et tant pis si des douze pieds je déraisonne….

Heureusement je m’exécute sans chagrin.

 

Quant au message à délivrer, quelle importance ?

Plus question d’enseigner, de donner des avis,

Ou bien sur l’air du « Au petit bonheur la chance »

Tâcher de vous charmer avec mes gazouillis.

Ce matin,  donc : alexandrins – sinon, silence !

(Mais ça n’est pas si mal… puisque je vous le dis !)

Partager cet article
Repost0

commentaires

S
Sur ce rythme d'airain vous frappez d'un bon train,<br /> Négligemment, semble-t-il, mais patiemment,<br /> La chanson qui nous vient, tout comme un lendemain,<br /> Où nous ne serions plus en ce monde errants,<br /> Comme des oisillons s'égosillant sans freins,<br /> Se recroquevillant d'un pudique plumage,<br /> Et se ramassant grisés de leurs rêveries,<br /> Qu'à tous prix ils lâchent aux chemins de halage,<br /> Sous un ciel qui met hors la pudibonderie,<br /> Fomentant par leurs cris d'extasiés visages,<br /> Ce qui sera toujours notre vibrante vie,<br /> Altière et hautaine, entière et printanière,<br /> Ne nous reconnaissant pas à ce qui dévie<br /> De la source touffue où s'enroulent des airs,<br /> Qui clament et répètent une liberté fière.
Répondre

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens