Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 09:23

 

 

            J’adore ces belles manières mondaines de la haute. Auriez-vous pensé à aller dire au revoir à vos anciens employés du FMI, vous ? Moi, non. Eh bien voyez-vous, notre homme n’a pas manqué à ces politesses-là. Juste après avoir repris en main les destinées de son passeport, avant même de se renseigner sur les horaires d’avions devant l’emporter vers le pays natal (comme un  vol de gerfauts ???), il a pensé à ne pas laisser les anciens collègues de travail sans un petit mot d’adieu. Il est vrai que comme ancien Manitou il se devait de rencontrer la Manitoue qui lui avait promptement pris sa place : sans doute avaient-ils quand même quelques tuyaux à se refiler, quelques conseils à s’échanger… il ne passait pas tout son temps à violer, il pensait parfois à son job aussi. Donc qu’ils aient eu un petit tête-à-tête de fonction, c’est normal. C’est avec le reste du bureau que les choses pouvaient être plus délicates, surtout si dans le personnel il y avait des dames très au courant des  forces viriles du monsieur – j’affirme pas, mes belins-belines, mais j’imagine que ça n’était pas impossible, voyez-vous. Alors, rancœur,  dépit, regret de n’avoir pas tiré de l’aventure ce que d’autres ont espéré en tirer, toutes les nuances devaient être de la partie. On ne le saura pas, et pas même s’il y a eu champagne : ils se sont tous empressés de tirer la porte sur leurs orgies de départ, même qu’ orgies est un bien grand mot puisque Bobonne était là, avec son sourire glacé qui coupait tous les élans du conjoint. Il a même fait un petit discours – vingt minutes tout de même – pour s’excuser. Mais s’excuser de quoi donc ? on se demandait, on se le demande encore. Eh bien, des inconvénients que toute cette histoire (mais quelle histoire ?  où donc ? quand donc ?) a pu causer au service. C’était une erreur, ouais, il a commis une erreur – il n’a même pas dit qu’il la regrettait, une erreur c’est pas grand-chose, au fond. De la sorte, tout le monde a été renseigné sans précisions, mais on l’a vu gros et gras, pas diminué par l’épreuve, toujours bon pied bon œil – oui : l’œil lubrique, l’œil allumé, l’œil torve – on lui a souhaité au revoir et bon vent. Maintenant que la déchirure est réalisée à Washington, il va pouvoir nous revenir. Mes belins-belines, il nous revient ! Alléluia !

Partager cet article
Repost0

commentaires