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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 13:53

 

 

 

            Depuis ce qu’il faut bien appeler la date de naissance officielle de la crise, à savoir août 2008, on ne peut pas dire que les années qui ont suivi aient beaucoup changé de tonalité. Trois années pleines que cela fait, où le vocabulaire de catastrophe s’est banalisé : chômage, délocalisation, licenciement, fermeture, krach, effondrement, misère des banques  (oh ! cette misère des banques ! si fréquente, si souvent présentée à notre pitié avec des trémolos dans la voix… on en pleurerait, pour un peu), indignation, révolte, retraites, faillites…Je pourrais continuer, mais ce ne seraient que des variantes sur tous ces gros titres. Bref, nous sommes dans la mélasse jusqu’au cou, et on ne compte plus ceux qui se sont trouvés engloutis jusqu’aux oreilles ou au sommet de l’occiput avec famille et bagages – dès lors on peut les considérer comme perdus, rayés des listes de la citoyenneté,  donc on peut en haut lieu décider de ne plus se tracasser pour leur assurer chichement les moyens de survivre : ils sont déjà au fond du trou, qu’ils y restent ! Les vieux, les SDG, les chômeurs, les immigrés, les sans papiers, qu’est-ce qu’on a besoin de tout ça, dites-moi un peu ? Il y a du déchet dans la société, c’est entendu, mais qu’y faire ? c’est une loi de nature, les faibles disparaissent devant les forts et les nantis. Voilà ce que se disent les fabricants de nos destins en ce dernier jour de l’année : c’est presque s’accorder le feu vert pour continuer vaillamment. Et vous allez voir qu’ils vont continuer. Il s’agit pour nous de trier dans un bilan désastreux, de choisir le mieux des douze mois passés (par exemple ce printemps arabe si agréablement surprenant) et de demander, les regards tournés vers la voûte étoilée, qu’il ne nous échoie pas en 2012 pire que ce mieux : ça ne compensera guère les méfaits de 2011, mais ça nous permettra peut-être d’éviter le pire. A lundi, dans des lueurs d’aurore…

 

 

         

 

 

 

            Depuis ce qu’il faut bien appeler la date de naissance officielle de la crise, à savoir août 2008, on ne peut pas dire que les années qui ont suivi aient beaucoup changé de tonalité. Trois années pleines que cela fait, où le vocabulaire de catastrophe s’est banalisé : chômage, délocalisation, licenciement, fermeture, krach, effondrement, misère des banques  (oh ! cette misère des banques ! si fréquente, si souvent présentée à notre pitié avec des trémolos dans la voix… on en pleurerait, pour un peu), indignation, révolte, retraites, faillites…Je pourrais continuer, mais ce ne seraient que des variantes sur tous ces gros titres. Bref, nous sommes dans la mélasse jusqu’au cou, et on ne compte plus ceux qui se sont trouvés engloutis jusqu’aux oreilles ou au sommet de l’occiput avec famille et bagages – dès lors on peut les considérer comme perdus, rayés des listes de la citoyenneté,  donc on peut en haut lieu décider de ne plus se tracasser pour leur assurer chichement les moyens de survivre : ils sont déjà au fond du trou, qu’ils y restent ! Les vieux, les SDG, les chômeurs, les immigrés, les sans papiers, qu’est-ce qu’on a besoin de tout ça, dites-moi un peu ? Il y a du déchet dans la société, c’est entendu, mais qu’y faire ? c’est une loi de nature, les faibles disparaissent devant les forts et les nantis. Voilà ce que se disent les fabricants de nos destins en ce dernier jour de l’année : c’est presque s’accorder le feu vert pour continuer vaillamment. Et vous allez voir qu’ils vont continuer. Il s’agit pour nous de trier dans un bilan désastreux, de choisir le mieux des douze mois passés (par exemple ce printemps arabe si agréablement surprenant) et de demander, les regards tournés vers la voûte étoilée, qu’il ne nous échoie pas en 2012 pire que ce mieux : ça ne compensera guère les méfaits de 2011, mais ça nous permettra peut-être d’éviter le pire. A lundi, dans des lueurs d’aurore…

 

 

             

 

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commentaires

S
Bonnes fêtes Lucette, malgré l'état de sous-alimentation que l'on vous a prescrit, qui doit vous faire voir les étoiles peu luisantes et entêtantes de l’hypoglycémie !
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S
Je vois dans le titre la seule réponse possible à ces margoulins et escrocs patentés (combien d'anciens de la banque Goldman Sachs actuellement aux manettes de plusieurs Etats européens et<br /> instances européennes ? mmmhhh ????), un bonne bourrade révolutionnaire, et que nous passions de Nivôse et Ventôse à un Fructidor bien flamboyant, donnant le rythme de la bascule à ces<br /> messieurs.<br /> <br /> Rira bien qui rira le dernier !!!
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