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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:25

Mea Culpa N°918 (Décomposition, recomposition) : ligne 3 à partir du bas, Lire « un peu de bonne volonté » au lieu de « un peu volonté ».

 

Je sais bien que je ne sais pas compter. Non pas par inaptitude foncière, au départ : jusqu’à l’affrontement avec l’algèbre (j’étais en Cinquième, je crois, quand cet événement redoutable s’est produit), j’étais parfaitement d’attaque pour l’arithmétique et, même, si mes souvenirs sont exacts, je l’aimais bien. Ensuite…. mon horizon mathématique s’est assombri, au point d’en arriver aux ténèbres complètes. Bref, rien de ce que j’ai l’air de vous confier là n’est nouveau pour vous. Mais je croyais bien être méticuleuse sur le compte de mes rapports journaliers avec vous, mes belins-belines, et j’imaginais que quand je faisais allusion à la millième (incroyable mais vrai…) ce serait un chiffre dûment calculé par ma machine, donc respectable en tout point. Or figurez-vous que ladite machine prend le hoquet depuis quelque temps. D’une part, elle me tire des pages et des pages de blogs tandis qu’affolée devant elle je ne sais pas quoi faire pour interrompre cette logorrhée cahotante ; d’autre part, sur ce qui vous est proposé chaque jour (sur ce fond bleu nuit que je n’ai pas réclamé et dont je ne sais même pas comment me débarrasser), la  numérotation s’emballe. L’autre jour on était passé à 927, puis revenu tout de même à des eaux plus calmes et plus justes, mais derechef mon compte de blogs se met soudain à enfler de manière à empêcher toute confiance de ma part. Certes je ne vous demande pas de superviser ses calculs, mais si vous découvrez quelque numérotation incongrue qui me projette trop tôt vers notre but des premières semaines 2012, ne tenez pas compte de cette malignité de la machine, please ! Dites-vous bien que le petit traintrain dont vous avez l’habitude va tâcher de continuer tranquillement, et que pour ma part j’ai suffisamment à faire pour me maintenir en forme et en tonus pour ne point rêver d’accélérer l’allure…

 

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commentaires

S
On ne dira jamais assez combien les "apprentissages" peuvent être liés à la situation personnelle de l'élève. D'une manière redoutable : quand la matière à assimiler devient emblématique du nœud<br /> qui prend à la gorge le gamin, face à une suite ténébreuse et mystérieuse de chiffres.<br /> <br /> Ma famille était on ne peut plus décomposée et fort peu recomposée ; elle me fatiguait, et introduisait en moi un désarroi tel que le diable lui-même n'y aurait pas retrouvé ses diablotins. J'avais<br /> la tête farcie et occupée par des difficultés qui n'étaient pas les miennes, dont on m'avait lesté en se délestant ; ma pensée ressemblait à des bancs de brouillard hasardeux se déployant entre<br /> deux interdits de penser l'insoutenable (l'insoutenable pour un gamin de douze ou treize ans).<br /> <br /> Si bien (si j'ose user de cette manière de m'exprimer) que, sorti des clartés des opérations élémentaires d'addition, de soustraction, arrivant à la division, déjà là je calais, car je m'exténuais<br /> à me diviser et subdiviser en portions de moi-même (ne communiquant pas les unes avec les autres), quant à la multiplication, vu mon moi fragmenté, je maîtrisais amplement, j’avais l'habitude.<br /> <br /> Comme pour Madame Desvignes, l'algèbre avec ses abstractions ne suscita pas en moi une saine capacité d'affronter l'inconnu, cet inconnu je le portais en moi depuis bien longtemps, surchargé<br /> d'interdits quant à le dire, le ressentir, l'éprouver, l'élaborer ; on comprendra que l'abstrait de l'algèbre me laissa dans un état d'incompréhension et de stupeur, voire de stupidité ; il y avait<br /> là pour moi une absence de sens (je ne dirai pas d'utilité) qui me sidérait.<br /> <br /> Je vous épargnerai les commentaires que faisaient mes professeurs à mon propos, car on peut les résumer en une phrase : "Élève qui ne manque pas de bonne volonté, mais qui ne comprend rien aux<br /> mathématiques".<br /> <br /> Et il me reste le regret, des années après, d'être passé à côté de cet outil de formalisation que sont les mathématiques ; bien des domaines passionnants me restent incompréhensibles dans leur<br /> essence, par exemple la représentation de l'univers par la physique dite quantique. C'est bien dommage !
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S
Il me semble que la machine, en hoquetant et en multipliant votre chronique , chère Madame Desvignes, avait un esprit d'à-propos incontestable, puisque votre sujet était la famille dans tous ses<br /> états, démembrée et reconstituée.<br /> En fait, vous lui avez tellement infusé votre propos que la pauvrette a perdu les pédales, et nous l'a "mis en abyme", en multipliant les versions identiques de votre texte, comme une famille en<br /> archipel qui se déploie et dont on se demande comment ces morceaux et bribes, ces écarts, et ces ressemblances criantes (dans le malheur d'être multiple) vont pouvoir s'ajuster.<br /> Nenni ! Nenni !!! On ne vous croit pas : vous avez subjugué et aimanté la machine apparemment inerte et vous l'avez pliée à ce qui faisait votre préoccupation, qui était comment de la multiplicité<br /> (rageuse, jalouse, inquiète, déchirée, dilacérée) faire s'ajointer une unité viable, où l'on ne souffre point trop - cependant que vous souligniez le caractère idéal de ce que les fictions<br /> télévisuelles nous fabriquent quant à cela.
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