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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:40

         En même temps que les archéologues découvraient que la civilisation des oasis était opulente, d’après la richesse des objets d’or massif travaillés en vases ou aiguières de toute beauté et d’après leur nombre et leur raffinement à être déposés auprès des défunts dans leurs tombeaux, en même temps ils constataient qu’il n’y avait aucune arme pour accompagner le dernier voyage des morts.  Pas le moindre poignard ou stylet, pas de lance, pas de bouclier : cette civilisation ne cherchait ni à se défendre ni à attaquer, ce qui est tout de même rare, surtout que la preuve était manifeste qu’il y avait des contacts avec d’autres peuples grâce aux échanges de bijoux ou d’objets de toilette. Alors une population qui ignorait la guerre ? la crainte de la guerre ? la nécessité de se protéger ? On voudrait leur donner des médailles à tous ces gens paisibles qui ne pensaient pas qu’il fallait préparer la guerre pour assurer la paix… A côté de cela, autour d’Angkor et des cités à temples oubliés croulant sous la végétation exubérante, quelle tristesse de voir que les Cambodgiens eux-mêmes, en tout cas une infime minorité, se laissent dans leur misère circonvenir par les trafiquants d’antiquités et   viennent avec des pics et des ciseaux détacher maladroitement des morceaux de temples – des sourires de Bouddhas, des sculptures, des frises – pour les vendre à des prix dérisoires. … C’est un ravage ignoble, fait dans la précipitation et  qui abîme toute une façade, toutefois les autorités ont du mal à réagir. Le peuple est très conscient de cette destruction de son patrimoine, mais voir les vieillards et les écoliers pleurer les mêmes larmes n’est pas un remède, même si c’est une prise de conscience indignée et militante.

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S
Chère Madame Desvignes,<br /> <br /> ce n’est pas d’aujourd’hui.<br /> Le plus grand mythomane français, nommé le 8 janvier 1959 ministre d'État chargé des Affaires culturelles, fut condamné le 21 juillet 1924, à trois ans de prison ferme pour avoir à la mi-décembre<br /> 1923, avec quelques compagnons, arraché à la scie, au temple de Banteay Srei, une tonne de pierres sculptées et quatre grands morceaux de bas-reliefs qu'ils emballèrent et emportèrent pour les<br /> revendre à un collectionneur. Arrivés à Phnom Penh, le 23 décembre 1923, ils furent arrêtés et assignés à résidence.<br /> Cela ne l’empêchera pas d’être décoré 46 fois et pas qu’avec des médailles en chocolat, et en 1996, pour le 20e anniversaire de sa mort, de rejoindre Jean Moulin au Panthéon lequel a du se<br /> retourner dans son tombeau. C’est vrai qu’il lui avait pourtant rendu un bel hommage mais à l’époque seuls ses deux frères Roland et Claude, agents du SOE, étaient engagés dans la Résistance avant<br /> d’être arrêtés puis déportés par les Allemands. Ils n’avaient pas un livre à finir car le frangin, lui, était en train d'écrire les 2600 pages de son ouvrage sur Lawrence d'Arabie.<br /> Roland, le 3 mai 1945, est tué lors du bombardement du Cap Arcona par la RAF, au large de Lübeck alors que son frère Claude avait été exécuté en captivité, à Gross-Rosen, en août-septembre 1944, à<br /> l’âge de 23 ans. Aucun des deux n’eurent de distinctions et encore moins une rue voire une impasse à leur nom. Ils avaient le savoir faire, leur frère excellait dans l’art du faire savoir.<br /> <br /> Roland (Saint-Cyr)
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