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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 09:47

Car la grande histoire des permanents constitue l’épine dorsale de tout l’édifice, quelles que soient la construction et sa cible principale. Ici un cabinet médical, où très rapidement l’intérêt essentiel devient l’aventure d’un des médecins ou des infirmiers ( complications conjugales, problèmes avec les enfants ou mésentente entre collègues, amoralisme de l’un malgré un professionnalisme hors pair, santé défaillante qu’il faut consolider et améliorer jusqu’à la guérison conquise de haute lutte : tous ces thèmes s’amorcent, se développent, s’entrecroisent au gré des épisodes ; on les abandonne pour ne pas les épuiser d’un coup, ils reviennent sous d’autres angles, au prix peut-être de quelques redites mais c’est toujours bon d’avoir une mémoire rafraîchie). Là un quartier, ce quartier de l’est londonien où se rejetaient au temps de Dickens tous les exclus de la société, où l’on n’osait même pas mettre le pied tant l’endroit    était mal famé, et qui a conservé malgré de nettes améliorations tout de même une allure de pauvreté, de vie à tout petits moyens (petits métiers partout, fleuriste sans boutique, vendeurs d’habits au décrochez-moi ça, de fruits et légumes de seconde main, de sandwiches et de frites en plein air, garagiste cachant des trafics malhonnêtes, bistrot où les bonnes manières sont ignorées ou bien oubliées). Ailleurs un hôpital, grouillant d’activité, avec ses chirurgiens mâles et femelles pas toujours en bons termes qui, absorbés par chaque cas au moment d’intervenir professionnellement, traînent quand même avec eux un arrière-plan de souci personnel qui s’apaise ou se réveille au hasard des rencontres en salle commune ou en salle d’opérations. Ou encore, dernier cadre prévu pour les évolutions de personnages multiples, un service d’urgence dans ce même hôpital, avec d’autres praticiens, d’autres infirmiers, et surtout une atmosphère de survoltage vu l’état critique des patients amenés en toute hâte après un accident, une collision, une explosion, une tentative de suicide. Au fond, c’est l’histoire de chacun de ces lieux qu’on nous conte là – moins charmeur que Peau d’Ane sans doute, mais davantage chargé d’émotion humaine : l’essentiel est que cela soit bien fait…

                                                                                           Lucette DESVIGNES.

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