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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 10:29

         Puisque, à partir d’un, voire deux romans de cette chère Agatha, on obtient sur les chaînes françaises non seulement les versions qui mettent directement en scène le crâne ovoïde et les moustaches célèbres de l’Hercule du raisonnement cérébral, avec titre de l’ouvrage dûment respecté, mais encore les interprétations « à la manière de » qui permettent une liberté de ton, une transposition de décors et d’époque (fantaisies justifiées par ce titre générique de  Les Petits Meurtres d’Agatha Christie), il n’y a pas à bouder son plaisir pour cerveaux fatigués en fin de semaine : on accepte à peu près tout, intrigue, structures,  jeu et gestuelle forcés, pourvu que l’histoire tienne à peu près debout et que la révélation finale ne paraisse pas tomber des nues en aérolithe de la voie lactée. Je n’aimais pas le couple Larosière- Lampion, ni dans l’opposition prétendument bouffonne de leurs natures, ni dans leurs méthodes de travail en contraste (le patron semblant souvent récolter les fruits de l’intuition du subordonné) : d’ailleurs après quelques épisodes leur séparation est parlante. D’où ce nouveau commissaire Laurence, séduisant par sa sécheresse et son ton coupant : sans doute aussi est-il moins difficile à situer que dans ces années 1925-30, où les fautes de temps étaient souvent énormes, gênantes même si elles se cachaient sous une forfanterie débonnaire.

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