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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 14:03

 

 

            Des études universitaires sur le comique, il y en a, il y en a ! Et j’en ai lu, j’en ai lu… Des inutiles, banales, ressassant les mêmes poncifs sans rien apporter de nouveau, mais quelques-unes aussi, marquantes, ouvrant des avenues pour la réflexion, vous amenant à comprendre pourquoi le comique de Molière, ou celui de Marivaux, ou celui de Feydeau, sont si différents, et pourquoi il faut réviser la conception du comique dès qu’on s’attaque à Ionesco. Il n’empêche que j’ai envie de faire mes petites explorations personnelles, au gré de mes caprices ou peut-être plus sûrement au gré des spectacles offerts par le cinéma ou la télévision. Ainsi par exemple mon classement (mon classement à moi, bien sûr) des films dont la vis comica (tiens !tiens ! on la retrouve celle-là : application pratique après la sécheresse de la théorie ?) résiste au temps et à la concurrence, n’est sans doute pas celui de tout le monde. A vous de voir, mes belins-belines. J’ai procédé par élimination : ma liste initiale était passablement plus étendue, mais elle a joué les peaux de chagrin au cours de ma longue vie. C’est ainsi que les burlesques américains increvables pendant tant de décennies se sont trouvés écartés en douceur – les goûts changent, sans doute, on se lasse, tout passe et casse… Il y a des inamovibles, vus et revus, étudiés, analysés, testés : je me rappelle que je vous ai déjà parlé de « Drôle de Drame » comme d’une réussite incroyable, indémodable – mais il faudrait connaître la réaction d’un public nouveau, plus jeune, peut-être aussi moins cultivé, moins éclectique. Pour ma part je le mets toujours en tête. Sans doute d’ailleurs qu’avec  « Les Tontons flingueurs », qu’on remet en état, rapetasse, raccommode, commente avec délices, on trouverait un public plus mélangé, jeunes et vieux se tordant ensemble, le dialogue comme le jeu des acteurs plafonnant au-delà de toutes les exigences possibles. Un commentaire entre professionnels sur cette farce inusable considérait dernièrement la scène de la cuisine, où les malfrats sympa préparent des canapés pour la surprise-party de la jeunesse dorée et testent des « liqueurs d’homme », comme une des vraies grandes réussites de la comédie au cinéma – les répliques s’enchaînent toutes seules, on les sait par cœur tant elles sonnent vrai… Je reste sur ce chapitre si vous le voulez bien.

                                                                         Lucette DESVIGNES.

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