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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 08:33

 

 

            Je trouve fort exploitable – et d’actualité – cette veine du comique à cause de  ce « Chat blanc, chat noir » d’Emir Kusturica qui, rediffusé dimanche soir, pose problème à chaque instant – structure, images, associations, personnages, fil conducteur… - et dont je ne vous parlerai finalement qu’après avoir continué sur ma prime lancée. Les « Tontons flingueurs », oui, je continue à en rire sans arrêt (traitez-moi de minus habens, je le veux bien, ça ne m’empêchera pas de les revoir dès qu’on les donnera de nouveau et de participer au dialogue à haute voix à chaque instant également). Et c’est remarquable, car par exemple des films hilarants comme, disons, « Le Petit Baigneur », s’usent au bout de six ou sept fois : il en reste des scènes pratiquement immortelles, telle  la scène du sermon dans  l’église (ce n’est pas le sermon des « Copains », je crois que c’est encore mieux) entre la chaire qui s’effondre selon un scénario admirable et la pantomime du sacristain-organiste,  ou encore celle du curé frère d’inventeur sur son vélocipède flottant et sa double ou triple rencontre avec le reflux des vagues – certes, mais le reste a perdu l’essentiel de sa verdeur et de son pouvoir, on en arrive à attendre le passage de ces deux ou trois bijoux en s’impatientant du reste (en vérité, il faudrait faire renaître de ses cendres la « Séquence du téléspectateur » qui savait isoler les perles en supprimant  les annexes…). Naturellement il y a toujours « Pouic-Pouic », le poulet de Madame, et son rythme étourdissant : je l’ai encore revu il n’y a pas très longtemps  (dixième ? douzième ?) et je ris toujours autant, aux mêmes endroits bien sûr mais il faut dire qu’il y en a presque sans arrêt, de ces moments drôles. Et là encore, le fil conducteur est solide, l’intrigue se développe de manière ébouriffante sans un temps mort – c’est cela qui compte : le jeu des comédiens ne s’épanouit qu’à cette condition (prenez par exemple le  Ventura, le Francis Blanche, le Bernard Blier des Tontons : leur aventure dans l’espionnage pour    la « suite » des Tontons ne tient pas la route une seconde). J’avais promis, une fois, de vous parler des scénaristes : on va peut-être y arriver. A demain !

                                                                                          Lucette DESVIGNES.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Je trouve fort exploitable – et d’actualité – cette veine du comique à cause de  ce « Chat blanc, chat noir » d’Emir Kusturica qui, rediffusé dimanche soir, pose problème à chaque instant – structure, images, associations, personnages, fil conducteur… - et dont je ne vous parlerai finalement qu’après avoir continué sur ma prime lancée. Les « Tontons flingueurs », oui, je continue à en rire sans arrêt (traitez-moi de minus habens, je le veux bien, ça ne m’empêchera pas de les revoir dès qu’on les donnera de nouveau et de participer au dialogue à haute voix à chaque instant également). Et c’est remarquable, car par exemple des films hilarants comme, disons, « Le Petit Baigneur », s’usent au bout de six ou sept fois : il en reste des scènes pratiquement immortelles, telle  la scène du sermon dans  l’église (ce n’est pas le sermon des « Copains », je crois que c’est encore mieux) entre la chaire qui s’effondre selon un scénario admirable et la pantomime du sacristain-organiste,  ou encore celle du curé frère d’inventeur sur son vélocipède flottant et sa double ou triple rencontre avec le reflux des vagues – certes, mais le reste a perdu l’essentiel de sa verdeur et de son pouvoir, on en arrive à attendre le passage de ces deux ou trois bijoux en s’impatientant du reste (en vérité, il faudrait faire renaître de ses cendres la « Séquence du téléspectateur » qui savait isoler les perles en supprimant  les annexes…). Naturellement il y a toujours « Pouic-Pouic », le poulet de Madame, et son rythme étourdissant : je l’ai encore revu il n’y a pas très longtemps  (dixième ? douzième ?) et je ris toujours autant, aux mêmes endroits bien sûr mais il faut dire qu’il y en a presque sans arrêt, de ces moments drôles. Et là encore, le fil conducteur est solide, l’intrigue se développe de manière ébouriffante sans un temps mort – c’est cela qui compte : le jeu des comédiens ne s’épanouit qu’à cette condition (prenez par exemple le  Ventura, le Francis Blanche, le Bernard Blier des Tontons : leur aventure dans l’espionnage pour    la « suite » des Tontons ne tient pas la route une seconde). J’avais promis, une fois, de vous parler des scénaristes : on va peut-être y arriver. A demain !

                                                                                          Lucette DESVIGNES.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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