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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 10:09

 

 

          Quelle que soit la nature d’une œuvre – roman, série télévisée, film, pour ne parler pour l’instant que des productions reliées à l’expression littéraire et non à l’expression plastique – c’est en fonction des mêmes critères de base qu’on doit la juger : équilibre, cohérence,  aisance du déroulement, qualité du dialogue, maintien régulier voire croissant de l’intérêt, vérité psychologique…Naturellement, à l’intérieur de chaque catégorie, d’autres critères s’imposent, qui varient à chaque fois et dont le public n’est pas obligé de prendre conscience, lui qui ne réagit qu’à l’impression d’ensemble sans considérer le travail de coulisses. J’ai suivi hier avec plaisir le déroulement d’une intrigue policière sanglante – les morts violentes se succédant avec ces mots « Tu m’as menti » écrits sur le corps des victimes avec leur sang - tandis que le suspect N°1 qu’on suivait en pratique pas à pas avait absolument toutes les raisons de se faire soupçonner et arrêter. C’est là encore une idée   originale et féconde de faire suivre le développement de l’intrigue, voire les divers paliers d’une enquête, par quelqu’un étroitement mêlé au renforcement des  accusations contre « l’homme à abattre » : il y a intense satisfaction à découvrir, soit peu à peu au gré de soupçons subtilement agencés, soit brutalement in fine par une  révélation de dernière minute, que l’enquête a été « doublée », même parfois précédée, en tout cas contrariée, par les agissement d’un des enquêteurs. Rien ne peut être aussi solide que l’agencement d’un piège ou d’un complot, surtout s’il dure, par l’officiel chargé de faire toute la lumière sur ces meurtres en série. A condition de faire un sans faute, en particulier dans l’élimination des victimes. Or, dans ce Je t’aime à te tuer  d’hier soir - pas un chef d’œuvre, mais intéressant à suivre – il reste un nœud, au milieu de toutes les motivations de meurtre qui poussaient l’enquêteuse canadienne à tuer : qu’est devenu le cousin taré, au milieu de toutes ces femmes poignardées ? D’avance je plaide coupable si j’ai manqué quelque chose : j’avais, depuis le grand matin, une journée très tonique, mais très fatigante derrière moi…. Aurais-je eu quelque baisse de tension ? Si un de mes belins-belines a une précision déterminante à me donner…Grazie mille, comme on dit en italien.

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